Vous êtes ici : Accueil » Cartes blanches

>>CHRONIQUE POLITIQUE DU PEROU, OCTOBRE 2015



CHRONIQUE POLITIQUE DU PEROU, OCTOBRE 2015
STAGNATION ECONOMIQUE, RETOUR DE EL NIÑO ET NON-SUIVI DES RECOMMANDATIONS DE LA COMMISSION DE LA VERITE ET LA RECONCILIATION

Dr Mariella Villasante Cervello
Anthropologue (EHESS), Chercheuse associée à l’IDEHPUCP

Depuis le début de l’année 2015, le pays traverse une crise économique qui a fortement empiré après le mois de juillet dernier. Les prix des matières premières ont considérablement baissé au cours des derniers mois, et les pays sous-développés comme le Pérou, qui fondent leur croissance sur la vente des matières premières, affrontent une nouvelle stagnation économique sur fond de mouvements sociaux contre le modèle libéral adopté par le gouvernement du président Humala. Cette situation s’aggrave chaque jour avec le retour annoncé du courant El Niño et les désastres « naturels » qui l’accompagnent habituellement. On a pourtant pas fait grand-chose pour parer aux inondations et aux sécheresses qui ne tarderont pas à affecter le territoire, mettant en danger la vie de centaines de milliers de Péruviens. Cela alors même que le pays a reçu, en grand pompe, la conférence sur le climat en décembre 2014.

De fait, contrairement à certaines interprétations européennes, le Pérou ne peut être considéré comme un « pays émergent », comme le Brésil ou l’Inde, mais demeure un pays sous-développé, où la pauvreté et l’extrême pauvreté touchent plus de la moitié de la population. Les bons résultats macro-économiques, même dans les pays émergents et du Nord, n’impliquent pas non plus une meilleure répartition de la richesse nationale, et les majorités ne profitent pas des taux de croissance importants. Une autre idée persistante associe encore les classes populaires péruviennes à « l’indianité ». Rien de plus arbitraire lorsqu’on sait que les peuples autochtones, natifs du pays, constituent une minorité nationale (17% selon le Rapport final de la CVR), alors que la majorité des Péruviens s’inscrit dans une diversité de situations locales dominées par des métis s’exprimant en castillan. L’appartenance au groupe des « paysans », ou des « classes populaires » des villes n’est pas synonyme « d’indianité », c’est une évidence aisément observable sur le terrain, certes contraire à la vision des andinistes européens (pour reprendre un classement avancé par Orin Starn en 1992) s’obstinant à à « exotiser » les latino-américains. Deux cents ans après l’indépendance, en raison de la mauvaise gouvernance permanente et de la guerre récente, le Pérou reste un pays fragmenté et très inégalitaire. La société est segmentée par une hiérarchie ethnique qui sépare les métis selon leurs origines. Cette situation se reflète aussi dans l’accaparement des richesses par les élites anciennes et nouvelles, toutes origines confondues. Ainsi, le pays reste fragmenté et la majorité se refuse même à affronter les séquelles des 20 ans de guerre civile ; le déni de réalité constitue une autre évidence bien identifiée par les analystes péruviens depuis une quinzaine d’années mais qui reste ignorée en Europe.

Depuis janvier, la vie politique s’est caractérisée par l’irruption sur la scène nationale de grandes affaires de corruption qui concernent des anciens présidents (Toledo, García), des hommes d’affaires, et même la première dame, Nadine Heredia. L’explosion des affaires de corruption au Brésil, dont celle de l’entreprise Oderbrecht, a connu des répercussions au Pérou, une première dans le monde des hautes finances sud-américaines. En deuxième lieu, la dernière année du mandat du président Humala se caractérise par la fragilité de l’État, déjà perçue lors des premiers mois de son accession à la présidence, et par une improvisation constante. Les préparatifs de la campagne électorale sont tragi-comiques, et aucun candidat digne de ce nom ne se détache sur la scène nationale. En troisième lieu, le 28 août on a commémoré le 12ème anniversaire du Rapport final de la Commission de la vérité et de la réconciliation, avec un bilan toujours marqué par le manque d’implication de l’État et du gouvernement pour suivre les recommandations du Rapport final. Non seulement les réformes étatiques proposées sont restées lettre morte, mais aucune campagne nationale n’a été lancée pour favoriser la prise de conscience des faits, l’acceptation des violences entre Péruviens, la responsabilité des forces armées, et la réconciliation nationale. Cela étant posé, les affaires de justice pénale ont un peu avancé et des témoignages inédits sur la violence politique ont été rendus publics.

Un nouveau gouvernement a été désigné au début du mois d’avril ; l’ancien ministre de Défense, Pedro Cateriano, a été nommé Premier ministre à la place d’Ana Jara ; l’ancienne ambassadrice du Pérou en France, Ana María Sanchez, a été nommée ministre des Relations extérieures ; l’ancien vice-ministre des Ressources pour la Défense, Jakke Valakivi, est devenu responsable de la Défense. D’autres ministres du gouvernement de Jara ont été maintenus, dont Alonso Segura (Économie), José Pérez Guadalupe (Intérieur), Jaime Saavedra (Éducation), Aníbal Velásquez (Santé), Juan Manuel Benitez (Agriculture), Manuel Pulgar (Écologie), et Diana Alvarez Calderón (Culture).

Ana Jara avait été censurée par le Congrès à la fin du mois de mars, accusée d’avoir soutenu les travaux d’espionnage de la Direction nationale des renseignements (DINI) des hommes politiques, des journalistes, militaires et des hommes d’affaires considérés comme opposants au gouvernement. Le vote contre Jara a recueilli 72 voix (dont ceux de l’opposition fujimoriste, apriste et des partis de droite), 42 voix de soutien et deux abstentions. Carmen Omonte [Perú Posible, de Toledo] ancienne ministre de la Femme, a voté pour la censure, ouvrant une période d’affrontements qui continue de nos jours. Divers membres du gouvernement et du parti nationaliste au pouvoir ont dénoncé cette censure parlementaire affirmant qu’il s’agit d’une arme politicienne destinée à affaiblir le gouvernement. Le président Humala et son épouse Nadine Heredia ont déclaré leur soutien à Jara.

Photo 1 : Nouveau gouvernement présidé par le Premier ministre Cateriano, avril 2015 [Archives de La República]


Le retour de El Niño

Les prévisions sur le retour de El Niño, confirmées en juillet, sont très inquiétantes et elles ont conduit à l’annulation du parcours péruvien du circuit Paris-Dakar. La température du Pacifique, qui devrait être de 17°C, est actuellement de 19°C et devrait augmenter de 3 degrés jusqu’au mois de décembre, ce qui d’après la communauté scientifique va impliquer des pluies diluviennes, des inondations, des destructions de terrains de culture et des déplacements massifs de populations rurales. Cependant, comme d’habitude, les travaux de prévention sont très en retard, et on n’a dépensé que 40% des 1435 millions de soles alloués par le gouvernement. Alors qu’on estime que cette année l’intensité du phénomène devrait être « très forte » , le gouvernement vient seulement d’annoncer (le 7 septembre) qu’un décret d’état d’urgence lié à l’arrivée d’El Niño sera promulgué rapidement.

Le directeur de l’entreprise qui gère l’électricité (ENSA), Enrique García Guerra, a annoncé un investissement de 26 millions de soles dans des travaux de prévention des risques dus au retour d’El Niño. En 1998, de nombreux pylônes électriques furent détruits à cause des pluies, mais d’après García, cela ne devrait pas arriver cette année car ils ont été remplacés et l’électricité est garantie jusqu’en 2022. Pourtant, les zones marginales de villes restent toujours vulnérables (La República du 3 septembre).

Photo 2 : Région de Piura en 1998


De son côté, le président d’une association paysanne de Piura, Emilio Ruesta Zapata, a déclaré qu’El Niño pourrait avoir des retombées positives par la quantité extraordinaire de pluies qui devraient tomber, ce qui devrait bénéficier aux champs de culture de coton, alors que les cultures de riz et de maïs seraient très affectées. Il considère également que 200 millions de soles seraient nécessaires pour améliorer l’infrastructure touchée par les pluies, et il a attiré l’attention sur le fait qu’aucune planification n’a été encore adoptée, ni une évaluation des dégâts attendus (La República du 2 septembre).

L’agro-industrie, qui a enregistré de fortes hausses ces dernières années, pourrait perdre plus de 100 millions de soles. Les principales cultures en danger sont : la mangue, la canne à sucre, le raisin, l’avocat, les piments, le haricot, les lentilles et le café (La República 27 août). Les pluies pourraient occasionner des « huaycos » (éboulements, glissements de terrain), et des inondations susceptibles de causer des dommages importants dans les infrastructures en général et dans les écoles en particulier, comme cela a été le cas dans le passé. On estime que sur un total de 66,000 écoles publiques et privées dans le pays, environ 16,000 (soit 25%) se trouvent en situation de risque important, notamment dans les départements de Tumbes, Piura, Lambayeque, Cajamarca, Amazonas, San Martín, Ancash, Lima, Ica, Arequipa, Cusco, Puno et Junín. Ces régions ont été récemment déclarées en état d’urgence (Décret n°045-2015-PCM). Aurora Zegarra, directrice de la Oficina de defensa nacional y gestion del riesgo de désastres du ministère de l’Éducation, a estimé que plus de 6 millions d’élèves pourraient ne pas aller en classe en raison des désastres attendus dans ces régions. Les autorités du département d’Ayacucho doivent se rendre à Lima pour demander que leur région soit également incluse dans les zones à risque élevé (La República du 28 août).

Les ministres de la Défense et de l’Intérieur, Jakke Valakivi et José Luis Pérez respectivement, se sont réunis le 27 août avec le chef des forces armées, l’amiral Jorge Moscoso Flores, pour préparer le Plan des forces armées face à El Niño 2015-2016. Moscoso a déclaré que 40,600 soldats des trois corps armés ont été mobilisés et seront répartis dans les zones à risque. Le ministre du Logement a annoncé également que le nettoyage de 549 kilomètres de fleuves a commencé en 2014, notamment dans l’extrême nord du pays qui est le plus concerné par El Niño (La República du 28 août).

Yehude Simon, congressiste et membre de la Commission agraire, a déclaré que les ressources allouées pour faire face au désastre annoncé ne sont pas suffisantes, ni pour protéger les cultures, ni les populations. De son côté, Virgilio Acuña Peralta, autre membre de la commission, a affirmé qu’il faudrait réaliser des travaux pour sécuriser le cours des fleuves en pensant au long terme et pas seulement pour parer à l’urgence. Dans le sud du pays, la sécheresse a déjà commencé et les opérations pour nourrir les troupeaux, et fournir de l’eau aux populations ont commencé selon le ministre d’Agriculture. Enfin, d’après Ken Takahashi, directeur de l’organisme d’Étude du phénomène El Niño (ENFEN), des courants d’eau chaude circulent le long des côtes péruviennes, mais il faudra attendre le mois de novembre pour évaluer l’intensité du phénomène (La República du 26 août).

Stagnation économique durant la dernière année du mandat du président Humala

La chute des prix des matières premières (de 20 à 30%) a complètement changé la donne au Pérou et dans le reste des pays sous-développés qui vivent de ces exportations. Selon l’économiste Bruno Seminario, professeur de l’Université El Pacífico, les prix ne devraient pas remonter, l’investissement public a diminué et en conséquence les régions disposeront de moins de revenus. La conjoncture favorable qui a permis d’atteindre des hauts niveaux de croissance après 2005, notamment pendant le second mandat de García, est largement terminée, mais le gouvernement ne l’accepte pas et il continue d’utiliser des modèles économiques fondés sur une croissance passée. Les gouvernements régionaux qui avaient investi massivement dans la construction se retrouvent actuellement sans fonds en raison de la chute des prix du cuivre, du pétrole et du gaz. Pour Seminario, il faudrait inventer une autre manière de gérer l’économie nationale. Cela d’autant plus que le taux de change adopté n’est pas pertinent puisque la Banque centrale maintient le dollar à un taux bas (entre 3 et 3,3 soles) alors qu’il devrait atteindre 3,5 soles. Le ralentissement de l’économie chinoise contribue également à la stagnation actuelle. Toujours suivant Seminario, il y a urgence à revoir la politique macro-économique et à changer de modèle, ce qui aurait dû être fait il y a cinq ans, lorsque les prix des matières premières étaient élevés. Mais García et son ministre de l’Économie de l’époque, Miguel Castilla, qui est resté à son poste avec le gouvernement de Humala, ont opté pour le maintien du même modèle. Et Humala n’a pas voulu changer de cap.

Photo 3 : Bruno Seminario [Archivos de La República]


En partant de l’hypothèse que les conditions internationales ne changeront pas, Seminario suggère d’adopter un modèle entrevu pendant le mandat de Toledo : favoriser les secteurs le plus dynamiques. Il s’agirait autrement dit de diversifier l’économie, réviser les projets d’investissement et créer de nouvelles activités économiques, comme le développement du tourisme (ce qui impliquerait l’augmentation de la capacité d’accueil des aéroports), de l’agro-industrie, de l’industrie textile, quasiment détruite par la concurrence asiatique. Pour Seminario, il faut cesser de croire que les matières premières, la construction et le secteur minier constituent les seuls moteurs de la croissance.

Selon Mariel Rentería, qui préside une association universitaire (CADE), les jeunes de moins de 25 ans (30% de la population péruvienne, soit 8 millions de personnes) montrent un grand intérêt pour la création des petites et moyennes entreprises, en particulier dans les secteurs de l’agro-industrie et du tourisme gastronomique. Elle considère que le Plan national de diversification productive est une initiative gouvernementale intéressante qui mérite d’être mieux développée. Cependant, l’amélioration ne peut venir que d’une meilleure connexion avec le reste du monde, mais aussi à l’intérieur du pays. La réunion annuelle du CADE s’est tenue à Lima entre le 9 et le 12 septembre.

Le ralentissement de l’économie se traduit par ailleurs dans la chute du PIB qui est estimé aujourd’hui à 3%, alors que les prévisions tablaient sur 4%. Selon le ministre d’Économie, Alonso Segura, cette situation est liée à la dévaluation du yuan, à la baisse de la production chinoise, mais également à la chute des prix des matières premières, la plus forte enregistrée depuis 65 ans (La República du 5 septembre). En désaccord avec les analystes, le ministre a estimé qu’en 2016 la croissance du PIB remontera à 4% grâce à une augmentation de la production minière et à un plus grand investissement public, et il prédit que le Pérou sera à la tête de la croissance en Amérique latine…

Alonso Segura a également annoncé que le budget de l’année 2016 accordera la priorité à l’éducation et à la santé, avec près de 139 millions de soles, soit 6,6% d’augmentation par rapport à 2015. Le secteur éducatif recevra l’équivalent à 4,1% du PIB (près de 25 millions de soles) ; la nouvelle loi de réforme éducative va bénéficier d’un budget de deux millions de soles (La República du 5 septembre).

Il faut ajouter ici que la crise de l’économie brésilienne, qui enregistre actuellement 2% de récession, touche l’ensemble de l’Amérique du Sud, notamment les pays du Mercosur (Argentine, Paraguay, Uruguay et Venezuela), mais aussi le Pérou (La República du 30 août). On verra plus loin que la crise brésilienne concerne également la corruption qui agite le pays depuis 2014 et entache le mandat de Dilma Roussef.

- Le modèle d’extraction des ressources naturelles continue à poser des problèmes sociaux

Depuis le début de l’année, les conflits sociaux associés à l’exploitation des matières premières par des entreprises étrangères se sont multipliés. Le dernier en date concerne l’attribution du Lote 192 à une entreprise canadienne, Pacific Stratus Energy, contre l’avis des populations locales qui exigent que l’exploitation du pétrole dans cette zone du département amazonien de Loreto soit accordée à l’entreprise nationale Petroperú. Après une période d’affrontements et des marches de protestation des populations locales, dont des natifs amazoniens qui habitent la région, le Congrès a approuvé la participation de Petroperú dans l’exploitation du Lote 192 . Précisons que l’entreprise nationale Petroperú était rentable jusqu’à ce que Fujimori, au nom du modèle ultralibéral en vogue dans les années 1990, décide de lui interdire l’exploration de nouvelles réserves de pétrole et leur exploitation. L’extraction passa alors aux entreprises étrangères. Aujourd’hui encore, 51,7% de la production pétrolière péruvienne et 42% des réserves, se trouvent aux mains de ces entreprises, dont Pluspetrol (compagnie espagnole) qui se taille la part du lion. Depuis plus de 15 ans, le ministère de l’Économie continue à convaincre les présidents péruviens successifs (Toledo, García, Humala) que l’exploitation du pétrole doit rester aux mains d’entreprises étrangères au détriment de Petroperú. Or, même si sa production reste modeste (environ 69,000 barils par jour), Petroperú pourrait fournir à l’État des revenus intéressants, suivant le modèle étatique colombien qui produit du pétrole en association avec des entreprises privées (La República du 3 septembre).

Au début septembre, les natifs de plusieurs groupes ethniques [Urarinas, Ashuar, Quechua] du bassin du fleuve Corrientes, département de Loreto, ont protesté contre le retour de l’exploitation du Lote 192, en interrompant le trafic de la route Yurimaguas-Tarapoto, et en fermant les ports et les marchés de ces zones où opère également la compagnie espagnole Pluspetrol. Daniel Saboya, chef des communautés de la région, a déclaré qu’ils étaient prêts à s’opposer aux compagnies « jusqu’au bout » car ils ne permettront plus que des milliers de natifs soient condamnés à vivre dans la pauvreté. Ils réclamaient la présence d’un interlocuteur de haut niveau pour négocier des compensations pour la contamination des sols et pour l’administration du Lote 192 (La República du 2 septembre). La ministre de l’Énergie et des Mines, Rosa María Ortiz, n’a pas participé à la réunion convoquée sur cette question par la commission des Peuples andins, amazoniens et afro-descendants du Congrès, arguant qu’elle devait assister au conseil des ministres. La nouvelle a été très mal prise et la ministre a été accusée d’arrogance (La República du 1er septembre).

Photo 4 : Les natifs de Loreto protestent contre l’exploitation du Lote 192 (Archives Servindi)


Le projet d’exploitation du cuivre dans la vallée de Tía María (Islay, Arequipa), par l’entreprise mexicaine Southern, a été une autre source de conflits pendant les premiers mois de 2015. En juillet, les marches de protestation des paysans de la zone de la vallée de Tambo qui dénonçaient les graves impacts écologiques de cette entreprise, se sont soldées par un mort et des dizaines de blessés. Le doyen du Collège des avocats, Alfredo Alvarez Díaz, a déclaré que Tía María n’était pas viable. L’exploitation minière causerait de graves dégâts à l’agriculture et contaminerait les sols, le fleuve Tambo et même l’océan [Arequipa est situé à 100 km du Pacifique]. Alfredo Alvarez demandait de changer la législation pour permettre à l’État de participer aux exploitations minières du pays à hauteur de 51%, et qu’il régule correctement ces dernières (La República du 29 juillet).

La Foire gastronomique « Mistura 2015 » : 8ème édition

Au Pérou, les problèmes de fracture sociale et de pauvreté n’ont pas empêché l’émergence d’une célébration particulière, devenue le cœur de l’identité nationale en voie de construction. Elle concerne la cuisine, dans sa grande diversité culturelle et régionale, à l’image du pays et des Péruviens. Décriée par certains comme une extravagance, la Foire gastronomique « Mistura 2015 » a été inaugurée en grande pompe le 2 septembre par le président Humala qui a déclaré que « Mistura c’est aussi l’inclusion sociale » et que « la cuisine est fondamentale pour l’intégration de la société. ». L’Association péruvienne de gastronomie, organisatrice de l’événement, a obtenu l’adhésion massive des autorités nationales et locales et de la population tout entière. La Foire Mistura renforce la commune adhésion aux richesses culinaires péruviennes qui ont reçu toutes les influences possibles et imaginables, asiatiques, européennes, africaines et bien évidemment locales, de la côte, la sierra et l’Amazonie. On attend cette année un demi-million de visiteurs dans les locaux installés à la Costa Verde, en face du Pacifique, 182 stands, plus de 1,000 producteurs, et plus de 1,500 plats divers et variés. Dans El Gran Mercado, environ 250 producteurs offrent des fruits, des légumes, des pains, des fromages et autres victuailles à petits prix. Des centaines de cuisiniers et des grands chefs, péruviens et étrangers, participent à cette foire gastronomique déjà connue dans le monde entier, et source d’emplois au niveau national et international. Le grand chef Gastón Acurio a déclaré qu’il est paradoxal qu’un pays comme le nôtre, où la faim et de la malnutrition touche un tiers des Péruviens, soit devenu une référence en matière culinaire (La República du 4 septembre ).

Photo 5 : Foire gastronomique internationale Mistura 2015


12 ans après le Rapport final de la CVR : presque tout reste à faire

Il y a 12 ans le Rapport final de la Commission de la vérité et la réconciliation était rendu public, et l’on peut encore affirmer que presque tout reste à faire pour que l’État adopte les recommandations proposées par les meilleurs spécialistes des sciences sociales du pays. C’est également le constat de Jorge Bracamonte, secrétaire de la Coordinadora nacional de derechos humanos, qui considère qu’on doit cette situation aux hommes politiques peu enclins à reconnaître les faits, et leurs responsabilités pendant la période du conflit. Cette résistance génère une impasse et l’impossibilité de commencer tout processus de réconciliation (La República du 27 août).

Félix Reátegui, ancien coordonateur de la publication résumant le Rapport Final, le Hatun Willakuy (2004), a remarqué que ce document détaille de manière approfondie les violations massives des droits humains commises par les organisations subversives et par les forces armées et l’État. Le Rapport apporte une explication historique et sociale à la période de violence, mais il met aussi en lumière les défauts anciens de l’État, de la société, et réclame une renaissance de valeurs perdues, dont l’humanisme. Depuis 2003, très peu de choses ont changé dans la vie politique nationale. On continue à vivre sous le règne de l’improvisation, sans engagement réel dans la démocratie, et dans un contexte marqué par la corruption. Le message du Rapport final de la CV reste donc entier : apprendre de ce passé, que le présent nous rappelle tous les jours (La República du 28 août).

De son côté, le Dr Salomón Lerner, ancien président de la CVR, a rappelé, encore une fois, l’importance de la réconciliation nationale qui a besoin de la reconnaissance des responsabilités directes ou indirectes dans les crimes commis, et le devoir de mémoire de l’État péruvien. Il s’agit avant tout du devoir de respecter le droit à la vérité et de rendre possible sa prise de conscience à travers une mémoire éthique. Pour le Dr Salomón Lerner, il faudrait également rétablir l’autorité de la justice pénale à travers la sanction des auteurs des crimes, et enfin la réparation matérielle et morale des dégâts des victimes. La réforme des institutions est nécessaire en tenant compte du fait qu’elles ne se sont pas comportées de manière digne pendant le conflit armé ; les gouvernements ont le devoir d’établir une société de citoyens, égaux en dignité, dans un climat démocratique. La société se doit, elle aussi, de participer à la construction d’une nouvelle société pour atteindre l’État de droit (La República du 4 de septembre ).

Malgré les années passées depuis la fin de la guerre interne, qui fut une guerre civile dans les régions les plus touchées par le conflit (Villasante, sous presse ), la société péruvienne continue de nier la réalité de violence subie par des milliers de compatriotes. Rappelons une nouvelle fois que plus de 70,000 personnes ont trouvé la mort, 15,000 ont disparu, un million ont été déplacées, et 6,000 Ashaninka sont morts dans les camps du Sentier Lumineux entre 1989 et 1995 . Pour ne prendre qu’un exemple, l’existence des enfants-soldats et des camps de mort n’est même pas évoquée, ni par les autorités, ni par les rares chercheurs qui travaillent sur cette problématique.

Photo 6 : Le Dr Lerner rend public le rapport final de la CVR le 28 août 2003 (Archives de La República)


Rocío Silva Santisteban, membre de la Coordinadora nacional de derechos humanos, a récemment remarqué que les termes utilisés dans le Rapport final pour qualifier les faits de violence, c’est-à-dire « conflit armé interne », « violence politique », « terrorisme » et « guerre populaire » sont dénaturés par ceux que j’appellerai les négationnistes. Certains groupes avancent en effet que le Rapport final accuse les forces armées d’avoir déclenché le conflit, et retire toute responsabilité aux organisations subversives, le Parti communiste du Pérou et le Mouvement révolutionnaire Túpac Amaru. Et l’utilisation des expressions issues du Rapport final [conflit armé interne, guerre interne] suffit à déclencher les invectives des négationnistes ; comme celle qu’a reçue Rocío Silva via Tweeter, et qu’elle dénonce . Le négationnisme actuel face à la guerre interne est né de campagnes de diffamation organisées par le régime d’Alberto Fujimori et de son bras droit, Vladimiro Montesinos, tous deux emprisonnés pour de longues peines. Mais s’il se reproduit, et contamine aussi les jeunes nés dans les années 1990, c’est en raison de l’absence totale de reconnaissance du Rapport final par l’État, a minima comme constat historique de base.

Parution de la version résumée du Rapport final de la CVR : LE GRAND RECIT DE LA GUERRE INTERNE AU PEROU

Une bonne nouvelle en cette année de commémoration du Rapport final avec la parution de la version française du Hatun Willakuy, que j’ai eu l’bonneur de entrepricommuce dobxploration Ch aprophnnée Bea mauvmis, et ur soutise le Dr Salomón Lerneée p">Félix Reátetie, eu lRar etauis Pé. DE, directrice de ce dDirectiRees cherdats Dp_documenté a17;Améritifs d. LRHit a metlit. Cetla publicatiur permecina à faire mie reconnaîtreées paité de violenre récste du Pérue dans lrésiusmeaat toriqon fcophonvile e (ce q;: favoria,ent noe, l̵sté o5 ans,;ilsuer des céclaréon aver l’ngèree situatiod une guerre civile dans le monal. Le gra. Pre et de la guerre interne au Pé87; a éle présnché 8 octobistre à Mn raison de lRen Amérique lattreit Pamis, et 21 octobistre e d’liissanon françaisesh, Limsi à l’vimentation d, l’ ambasonneur en Fraons au Pérop">Félix Reátetie, eelir l’eulture dé cetth/stmériqcap.

Pho7o 6 : Ge gra. Pre et de la guerre interne au Pé, juinnée 2015


ie), e (La República du 1juin)nse. D’auula ptese lMAMrès a approu17;uonalisus de 21 00 personnis qui rec, dont dla réparats ou ividséquellté poar unnt avant total 3, 139 millions de so [s, enviro,3e 6 millions dRs, es]ile 17;il s’agie de onaliset nuont dva bénéflinairui rnilisés dans lenregistUnius que des victi et depuis 1ait (La República du 128 août).

, ancnr le présideens du conseil dla réparatsste du Péoût).

Lt, 15,0nt dispanos, qso, ont bginaocumeet biue plde nombr,vec le rentent toujouet 00 persoent nairui s cherile s. t duontémforme d00 personnnt dispti et de Cr2 voRougmbre, lrees cherda;a déésident d’aus pènnis quialiss trouvees lettre mortué ple manqur ne fleuvté contre des responocaleoutué ple manqur jugmions. De son côté, JosonooueZeaybarban, membre de l̵Areqière péruviennt d’ths prÉcolodes ional désionale que l’Étange adopommunpus par teesndémocratiuet jueréflinares au détrimenn d’unpus par 17;humcréta. Auma ori, ésiusle de s cherrtés direulement les responocanis ,éel dans majautorité desitése se sont pp. Préémestent even(ar idu sevraientépaeedique cnniqure de lRes areouton des subvefortsot en u fare mieue de s cherrtle d00 personnnondant les parch; sontpropoar 17;avisnnt disiucation isnntl exigenter ue maa tênt sur cetde baeit par ailleude, leéde moinssnnt disiucatsées sore eterrvisnnt disonnaîtdu 32 ans après les fais, et leues témoignagse nomc, donú dans lRoa puile e lCela d’autant pluss s’rt n’exiont pue degministre d00 personnnt disptités, d, leéde mocap.

Pho8o 5 :sse la commuon Chunáte [17;Ayacu], ee septemben 215 [Archives de La República]


du Rapport final de la os, aas pauté 6,462 fochessea commstie, eelde nombse lesschoses ont étént troti et depuis03022. Pourtan17;aucucdépaion n’a édexpréaire po désion par l̵m déplacemhes me lesschoues. rt n’exiont pnonque plus duontémformt n󈧕harats,u déni un budges allire pour cettâhersme. Depu a 12 ,vec Me ministèPd publon n�rqué q3, à 1eaaavronnnonda1,715ses ont é17;idefiéstie, 1,599ait reseau aus parcrol. La República 6u 4 de septembre).

Rté,

Udéle négature de lRUréunis, europée,ent préschée pIrnomèHencjsuit, etm ropotorce7 ambasonnqure d’lemampa,eur en Frafin, dRAalnuherfine Belgcifiqud: Ge grorgeetampa,eur PrÉcopa,eur de Rées publi Tchèifiquon ir Rou;humaire,de vionVR Lsiusle de mémoire de la Région et Ju,est situéHu Frayo,llapi totaet régionues. Il s’menules prem ésiusle cacrcipé à de mémoire de la guerre interne, qui fté inaugmpe lejuinnée 4ter, et qui devrait êtra déclacompade ms de cultlire de la Régiée par du ministère de Cricultur . Précisons qur Lsiusle de mémoila consuffit à Lité n’est put encorhervéer, et quRns aprde plusieude chartements és dirrégion, un cons duséontép éthi Il sRécdépaimé aujourd’htorcecqDepuée du Rapport final de la ût).

iepe l4 juinnée 2 ]que. -à- exessanon nationaa0 Ashaning>

Pho10ont p"smérias Lsiusle de mémoire et Juore, ben 21(p">Vladies. rónng>, ancien président de et régnet Juorpuzes e lhiectramoeut Mn récl Zu;hera) [©t (Villasaben 2/i>]

Rté,

U17;auuv"sméritn d’importan17;a éts afflloils dejuinnée 2 es par;udéle négature de lRONUfer aest matiède e. Hoyaaa (17;Ayacu)tre, on ont és_cenrétives des centaines 00 personnes par lesabilinairnt de de btLes Ci haoimes. la os,17;étaeqonnue dadé cette brnance dee coucrc;haoinairui avaie a éux installes pour faint disonnaîtlé des coinssnnéconssSud, notammeux entre 3989 et85que. -éle négatu17;était préschée ps, U17;auuCommissio devade vionVR ceeutnciet85989 et86èrd avee lRobjdirrfoir d’udlifier lctiucturre adopoués pae l’État péruvg>, pour ut venr éradmpliqère let disiucatsés, exontamite, la situations thècrimes conairnt la vér,qur ju just, de la réparation ir de mémore).

Pho11ont Cérc;mazons, lioe de vi vimbre de lRUréunis, européefit . Hoyaaa (Cux eotLeyolCela d’Ayacucíls dejuinnée 2ndi)


lrees cherda;e dans eest matiède e. Hoyaaa sui ont csufpoués pae lRéAreqièir dedecaienes ionays du ministènd publ(EFE)ier, e. les responocanonsoit a campéer, guréspar ls gro et internationaé. Ia sontx elgré lqsit être coursucrc;haissiolétrimociés à l̵ssiolencs, et p. Prpctrie, ls étaietéchargésent les listes di, an opératio;e dans le fleuHu tacaaeit mitle d00 persaabilités péruviennes qs, suamaient vi vimb(es du ministère Ju just, ds du ministères Afflinaires étrangè,edu le gouvernemeet régioela d’Ayacucíéorce7;Associataits de victi)ves, se trneraii sa cuctultug> lrees cherda;e lesschosea commsa;e dae. Hoyaaa ns ont commennciis01rmé ; lteesni ancieonsois anaé 3,031ces zonmt n’co drrégiont d’are d0n plus greude ctilliers d, sypeois au niveet internatio, 17;équivalentar cerenGu te Huma[is0t 6,0nt moues, do75%ont daya]capLt les parcher des victi,ton organlois seiison de lRe7;Association nationadt les parcveséte quréntes,conssion it disusíte du Pér[ANFASEP]eto, oez dempoas le gouvernemeet régioe à la construction d’ la sauaà-dile danss 700'cts raris quialialente. Hoyaaa s poar nt totne iniotal 3500'cts ra015. La sauaà-die preaaux huge;té aes victi et de Be btLes Ci haoi,ges et aes victi et de la guer;e dans du pat).

La República 6ujuin)nt).

L récl siataits de vi vimbre de,déle négature de lRONUfet le dis ont rôlnque centurs de l’Éte, ee des forces arméee dans r17;étasocssement dà la vérité et de la justues. 17;est bginaoin que la présence dé cetdéle négature dans du p aipeut euragépae lRéAreqièit d’ths prÉcolodes ionl(EPAF)ays du ministèPd publàoez demister le ministet de Ja justrop">aría Ortiz, directrice dt dREPAF04), a rendu puree dé cetez demioit a campénadt les parcoue des victi it (La República 7u 3 septembre).

Rté, La República 7u 3 septembre).

Rté, , a annonin que CIDH,ait préschée ps, lianies «&nbTitoque »és pouées ttamite, à causeosé la more, et qu’caionecev;a pasyicier dRiemimnbilité aus parcroCeés pend,que CIDH,dz demiore qus l’ÉtUnivnère unemimnbilide la réparatité fristère de es victtia, La Repúbica du 29 nbre ).

La República du 29 n)nsC, sypeodndre iductionle préseent en effaucuct otetérias seiison des forces armSud, notammeis seiison da hilibs[Aredes bilinaale qui coornpotorcs7écuaratssne exjueréflinaisnt e, suivantp en cimpagneuien présideue Fujimorin satiau conson pp">Vladimiro Montesi,rie et génlibérdorces armés, Lísinos

La República du 29 nbre ).

Pho12o 5 e Fujimilurveaste dt dROp opératlChavígion a,ántat15 [Archives de La República]

Rté, La República d0128 aoûe).
Ls,conssist dle gn étaietu le régim qde viei,td, ds l’absencs és dironneà de sa pssiot de Be btn1v1lelic, et l’impossibilité su cuivon dlsuer rese Tiibutioncos instituteetue lajetlgré ldz deminnncip. Préaigent que sa pssipa est noe, l’autorité des forces armSunt que ut rrisanction dde vieieau aus parco>, esurias de haut niveder;e gersitorité d emprisoiniroCeés pend,qus uiibutionaoit eadopre qu’ue leur permeité su cuivon dlsuer ces (La República 9o17atlbée 4ter, i> du c Aciée 2nût).

e dosimpevoir sa pssins apr2e 15 ursus,conruptioAu nt tongaucucinqargudizacrs es subvefoctnv seraieit êtcebérésuen cette ann(p">La Repúbl/i> d2uis janvnée 2bre).

Rg> VRAEMété.&nb%. Selon de e-le ministet de Da defo, Iván Vege,tle d00 personncebéréeoion ont és comcegâts e de btnt dazac Aions poui reorcier dse mo,lde plusieuntx eseraient en effer dsimpagnes la malnutritisévntièrCr ceux qar les autorinne contialentne co cue «&nb Lumirnté. ées sore la réalité des enfants-soldae, quoaientépaeedisuinistéolos udéésrrottlorsuus dstructine continuesnne nouve lreespti et depuie>Au dé eelivaleuasanct asp;terrottstnciet80e ).

Pho13o 5 Ns nat a7;Amazonstcebérésute em udéésrrottuds VRAEMtees sect 5/5 [Archives de La República]

La República du 27 anée 2bres. La réalité des campr dRietouvernemedz demioàeit êtla recué de co tt, elle au Pé, s, euveldz tultuinconntinuesnes chercheuan natiineut et étrangase.

Matte17;Ayacu). et «&nbRenánque q17;étaon un bras drors se ministet «&nbGabecelque ,ole quvsesoit ardpoar entrtsoutiàp"> La Repúblivel 7o17atlbée 2ile et «&nbRenanque qoe déçaqugèrusa réparfsnuesnne noiineOn attafaisouphet ls dirrég te emt pastet «&nbp">Jque ,one noiig>, chudéésrrottuds VRAEMtect le déçaqnt égalemepRégdrespRaaosiont d’are dux hommal réfiissance sanáteionnaies «&nbAlipioque rese emt pastet «&nbYurité. qui flaptunnnVR cdéésmerrviú danà nt lobilité Kepanhiaber(Echarate,vs. lonvrésión)nt).

U17;auula cnnimes pdevrait êtreeséannée pariesp;terrotts87%. Seloe,ce ptanget «&nbRenánque g7; et «&nbYurité. qls étaiere eterrvie lR c orgaalins ula cnnimpr lRucaile n dizacrs js jeunux hommee et dl plusieunLumirn entraîsonnés pode participiineOn aatiiv<é contre dux instituatiod uCemiseae ).

Pho14ont Captunadce et «&nbRenánque q5 [Archives de La República]

La República 11 27 anée 2 bre).

Jque g7; et «&nbRaúlté. »C">Ls, déplacemioes fés et inst;étaiere uinistéolod euraideens du Sentier Luminers dans les zonmt nRA7;Amazomee et de he unnt dig[i.eroChunáte ee Orejcina Pourote17;Ayacu]ues. Il s’ns;étarsucrcergtorces camps séaducituationsdestslàoezut venne dnoylinere de ui una la socidei communi87%. Selona. Pre et et «&nbRenánque »uennesstiges mouioffrees fés is c Aherrtés pendadl plusieuje coure dane es z la d’hu Frogit avaer l̵r atteindVizcitántest lobilité revé doilennistet d p opératnndriefristméQDeppe.v1p, trlu po1rriv liéeVizcitánteszslfe hommls étaieas affcegâts e us dstructiagricogeées ee des enfaienip_mpaiénrts dane lRécogeére popula. et «&nbRenánque ql;éqiiere u réfasucties bilinaaés préaiee etvintaon un bras drorstet «&nbp">Jque  de La República 3 ee septemben 5bre ).

Maessedra, pour ut venr la sanctnecter t éacc ats de lliquuialialentde lR coreoce je cion (La República d4 juinnée 2re ).

, eivean plde (17%)cs, c17;elle et7aéés pe Nrd mé Hereliatees r17; faigénlibérdu le Paran nationalis>, ete n liée15%t[t (Selce et7duge;19%ion d00 personntétourogé">Ls, décammedoter bl avtie, 12%isondan, saopinuctté.&nb;ion dm17gnampr dRiear cisuerdédDroti es qs,grangigent qdtp esndisoldamnféés pends,son dt tprésleudes pdevtaieapdisonnaîtiig>e courss rs mous paa mocaC lCela d’autant plus qugèrus politiquerofemsrégnelsisondans massuvemenajetlsdée paaela socidem civût).

Pho15ont CandisoldaaineédDirectplen présidi17;eiont ue Fujimoro, Gar e, s (Toln[t ( MRTAne ).
Pho16ont nt Humar, HereliasàeSpérpo,n;importoit dui haple0 Ashanin5 [Archives de La República]

La República
d0128 aben 5brees. 17;eceés pendnre encotôtaés poévalumite, la situati1dDiroente es ee d17;lmblicat pon d’ p. prem ts pourvoeninaoàrto Fujim87Onlpa esûitnt nt toesiéin queauu p ui tnivnèhe ausutière iodelle et dociatioe politiorgangre année paaé enruparatscr, et quRntc17adtp esndisoldare acti e uet instcore u' internvsucrcdossibnt polu du pae).

MOVADEF,de, mare «&nbi. Il yucainocaiuct is quialine gouteer, et quovrait êtstémoéoiertue eécl toar lesabilinai,qugèrus ptentsuit, er ceuxiées sore la réalité d emprisoinimus politiq, eéla jgalem ne cé dsp;terrottsque rese ne noiigls gro au u faitcueastrala plts 400 70,0démoi unaiore, mais Jurylan nationar d̵dDiructtrai ajàip. Préé et quRntc17als gro lrônendant vi;violene uieraaumacrileon (La República d6 29 juiluis 5)e ).

h3>Cenruparatiàett noeeeuat nivxire

, ancien président de lIDHnsC, cetla situatité n’est pecniulemene nol;;ore, ma;à ceiu17;ene noiig>é n’ede sa prise ct o ancstion dcéaoyuvaioe decteurs drotect ln d’ éfées fomffrent dréscspla démocritiq, siffunscsdns massuvemees par lne nol;; lteesnrÉcoloeurt dRit réfasuct. Facaresxeit réfasuctnnsuqère le, defrieabsuqté d-e des gouverneme, Pérsuqère lvolsges ettrtloréts pvernementé desgreund pubi,qugèrcéaoyuvaiso, oez revenre oléraemenes eequoaien17;avont eamportoiú danà duev>, pourote rel. Voilàode ge grorne noiité022. Pro, Gar Sayán,7;à cetla situati>, ei7;Asséeâts e es blesfodon dde pa des politiqtée, qurvoe prin, l’importancennmcdoss. p">Ls, annsociataits js ptionalitrès vivehuma i17;avo17 17;re des m u rinila plus foci qar dheunairnt débafaiet égalemlinai,qus qugèrui trinereinjugesnon ons sa cuctuls022. Pourtana ie, lRot e, mepRegoro, Gar Sayán,7;à cetmcdravainasutiontnivier de ;hum popructnuesnne nol;; le, eelir lRopinuctndu puree022. Prè7;,te, la situatiuialinamb,quivalelle au Pé, l">Ls, annsociataitr lRacttlorsu rnruparatiès viveit êts1dDiruvasore, ues so sociaisoucommis17;à cet;hum popructnmcdosolitioe).

Rté, Le maa tloso, oeà- eansées par juge durgimiroro, de la usmoratiinconruparnoc022t mitle ds,conssion se trtig>

La República du 128 aoû ).

Rté, , eiccunsmée d’avo coornpoàsutièrase ttuaincs ir l̵s areée d̵rllmsrnectcs js ptionalitsa aloet qu’17;étac, chursion congvernemend uir l̵s arets e de btnt Ctn rops ca (Hargudte17;Ayacu),tnciet88rese du ministèPd publ s cherint égalemeàpla d conpomé quRUsuialiia l;éqi ns l coreoctn satisupmate39 hilibs[Aritiors, génlibérs, VeratizLa República d4 juinnée 2re22. Pr attertonqua faiéacuue par sa cènnncienlleudUsuialiia ie présncucaion demiorsunt rcituationsnjugesng> La República 7u 3 septemnée 2re ).

La República 6u 3 septemnée 2reaC lCeéourtani. 17;e1ll poinaalen d’ landisoliaccunsmésucricttiipdistenendaà 17ade paile qui a ce tr sdide respassibilngr, iontour pn présilirae actue, Nrd mé Hereliate1e c, d qar daccunnisatird u rnruparatscnt p btit êtéle en présidre).

Rté, , eiccunsemée d’avoentrtsons9de llancierd avg> La República d4 29 juilur, i> 31128 a). Ln dm, memsíte du Paran nationaliset préshée pHereliaio, oeé annonceèrafflinaircomme ar dan aatiivoAherqurétstes par lde pa deelir lRoppe iduct,nnondant Pe paiee popularchr17eeti[es dreenisdiituteetle]atsa aloete er Certaiet égalemlinaimésuds dreeo, oeé annonlet;huitiqrsus étsRéctfc qar dacanvtorimus politiqudntHereliaip, et7aaurogortanfacaresxeaccunnisatitese en président Humaa irfa renet7aéés pe àadl plusieurtsa prs,enajetendant égalemeutlblobllr daccunnisatirdommeu. Elsn u fare «&nbes victque rng>

Lags pennau u eement évoléshée ps, La República du 1juinnée 2re).

Pho17o 5 Nsd mé Hereliatees r17; faigénlibédrdu le Paran nationalince au Pé,reseitl, mane es gouvernem [Peru.au /i>]h3(h3( /p>div id="uarum"

/div> /p >div id=";Assolpags"/
aren shtro=" dir"ien rdlas509,30,569,101" href="http://www.isdiofn Fretfr/paa mgs/fn Fre-culrurc2/so heina/"ite7gn a_bl ak=''--' >/mdp'


<>
).