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>>Rodrigo Fresán, La vitesse des choses, éd. Passage du Nord-Ouest

Barcelone, août 2008



Rodrigo Fresán est né en 1963 à Buenos Aires. Depuis 1984, il est journaliste pour de nombreux médias et écrit sur la gastronomie, la musique, la critique littéraire et le cinéma. Son premier livre, Histoire argentine, un recueil de nouvelles, connut un certain retentissement l’année de sa parution en 1991. Puis il écrit d’autres récits brefs dans Vidas de santos (1993) et Trabajos manuales (1994). Mais c’est avec La Velocidad de las cosas en 1998 et Mantra en 2002 qu’il s’impose comme une figure étonnante de la littérature argentine.



La vitesse des choses
traduit de l’espagnol (Argentine) par Isabelle Gugnon
préface de Enrique Vila-Matas
Le site de son éditeur français Éditions Passage du Nord-Ouest

à paraître le 13 septembre 2008



« […] Balthazar Mantra a lancé la mode de faire couler le sang des vivants dans les veines des morts afin de préserver leurs souvenirs et leurs histoires. De leur côté, les Moines Mantra s’obstinent à croire que Balthazar Mantra n’a jamais été une personne, mais une chose : ce vent secret qui souffle sur les humains chaque fois qu’ils prennent conscience de la mort ou – c’est du pareil au même – chaque fois que la mort prend conscience d’eux. Ce vent qui souffle à présent sur moi…

Je suis arrivé là en poursuivant la légende de Balthazar Mantra, auteur aussi mythique que radical de La Vitesse des choses. La vitesse des choses est la vitesse de la mémoire. La mémoire est tout. L’œuvre est la mémoire. […] Le son de la vitesse des choses est celui que Dieu produit quand il respire si loin de nous. On le retrouve un peu dans la seconde où les marées changent ou dans le craquement du premier flocon de neige se détachant des cieux.
Voici l’histoire de ma deuxième mort… Je suis le disciple obligé d’un maître, le traqueur d’ossements historiques, l’amateur de bibliothèques décédées, le salaud poursuivi par le fantôme de sa petite sœur dépourvue de bras et, à nouveau, l’écrivain argentin qui a survécu à tous les cataclysmes. »

Pour des raisons évidentes, les précisions que nous aimerions apporter sur cet écrivain de livres mutants nous échappent, d’autant plus que pour cette édition française, d’autres récits sont venus s’ajouter à l’ouvrage. […]
Chaque fois que j’écris sur La Vitesse des choses, je suis obligé de lire les nouveaux récits que Fresán a adjoints à son livre infini, qui est devenu finalement celui que j’ai le plus lu de ma vie.

Enrique Vila-Matas



Entre élégie barrée de l’enfance et poème pop sur la ville de Mexico, Mantra est un roman-mode génialement inventif.

Si Mantra est sans doute le roman le plus lysergique depuis Lunar Park, c’est que Rodrigo Fresán a quelque chose d’un William Burroughs argentin. Proche de l’incarnation mystique orientale (il vient du sanskrit), le titre nous ouvre sur les possibilités infinies du lire : dès les premières pages, nous voilà plongés dans ce que l’auteur appelle, par contraste avec le fameux « réalisme magique » de Garcia Marquez, l’« irréalisme logique ».
Un délire organisé selon des règles du jeu d’un autre monde, à l’onirisme improbable, où la SF ferait bon ménage avec une sorte de pataphysique tex-mex.

Émilie Colombani
Technikart, novembre 2006



Peter Hook, auteur de best-sellers pour enfants, raconte en une nuit à un petit garçon l’histoire de sir James Matthew Barrie, l’auteur de Peter Pan. Il évoque le Londres de l’ère victorienne, les jeunes années de Barrie marquées par la mort de son frère David, ses pièces de théâtre, sa célébrité et sa relation très étroite avec les enfants Llewelyn Davies, modèles de Peter Pan. Mais, en double maléfique de Barrie, Peter Hook met en scène sa propre vie à l’époque des Swinging Sixties, des Beatles et des beatniks, et celle de son jeune personnage, Jim Yang, qui voyage dans le temps pour ne pas grandir.

Biographie romancée explorant la naissance de l’enfance au début du XXe siècle, récit torrentiel, halluciné et inquiétant sur les années psychédéliques, Les Jardins de Kensington est une vision sauvage et fantasmatique de l’enfance comme territoire limitrophe avec la mort. C’est aussi la tentative de saisir le moment exact où un personnage réel se transforme en personnage de fiction, où l’écrivain se désintègre, dévoré par l’éternelle jeunesse de ses créatures.

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