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>>« Toi le divan, moi la névrose » par Alicia Dujovne Ortiz

Paris, mars 2008



« Toi le divan, moi la névrose ». Dans ce vers du joli poème de Madame Bruni, « Le toi du moi », nous pourrions peut-être trouver une petite indication pour les temps à venir. En inversant les termes, cela va sans dire. Mais, le poème ne suggère-t- il pas justement que les rôles de l’amour sont fluctuants : « moi la rose, toi l’épine/, moi la cause, toi l’effet », ou vice versa, « moi l’épine, toi la rose », « toi la cause, moi l’effet », etc. ?
Pourtant, si je peux me permettre, le moi de Madame Bruni semblerait être moins proche de la névrose qu’elle ne le prétend dans sa chanson – si on entend par névrose ce qui est#82'"i