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>>Luiz Carlos Bresser-Pereira, Mondialisation et compétition, éd. La Découverte

Paris, avril 2009


Luis Carlos Bresser-Pereira est Professeur émérite à la Fondation Getulio Vargas au Brésil. Il a été plusieurs fois invité par la Fondation Maison des sciences de l’homme et il donne régulièrement des conférences à l’École des hautes études en sciences sociales.
Il a été ministre des Finances sour la présidence de José Sarnay (1987), puis ministre de l’Aministration fédérale et de la Réforme de l’État et ministre de la Science et la Technologie sous la présidence de Fernando Henrique Cardoso (1995-1999).




Dans la mondialisation contemporaine, où la compétition entre États-nations est sévère, pourquoi certains pays à revenu moyen décollent-ils alors que les autres stagnent ? Dans ce livre original, Luiz Carlos Bresser-Pereira montre que les premiers - en particulier les pays asiatiques - ont développé une stratégie de développement nationale (que l’auteur qualifie de « nouveau développementisme »), alors que les seconds tentaient d’appliquer les recettes du « consensus de Washington ».



Dans l’optique du nouveau développementisme, explique l’auteur, l’équilibre macroéconomique, et notamment la préservation d’un taux de change compétitif, est essentiel. Pourtant, on observe dans la plupart des pays latino-américains une tendance à la surévaluation du taux de change, due en partie à des causes structurelles (dont la « maladie hollandaise ») et en partie à des politiques économiques inadaptélaticommlique lRnoml à l’épargne externe. Dès lors, l’auteur préconise que les pays émergents rejettent l’ouverture financière, tablent sur l’épargne interne et s’efforcent de neutraliser la « maladie hollandaise », afin d’obtenir un taux de change compétitif permettant une stratégie de croissance extravertie.

Alors que l’hégémonie idéologique étasunienne ne semble plus pouvoir s’exercericommlidans les annéla 1990 et au vu des trajectoires exemplaires des États asiatiques, sans doute les autres pays émergents, notamment d’Amérique latine, peuvent-ils retrouver de nouvelles marges de manoeuvre pour renouer avec la croissance.


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