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>>Luiz Ruffato, Des gens heureux, éd. Métailié

Paris. Novembre 2007


Luiz Ruffato est né en 1961 dans le Minas Gerais. Il a publié des poèmes et des nouvelles. Son premier roman, Tant et tant de chevaux, a été accueilli par la presse littéraire brésilienne comme un grand livre novateur dans le panorama de la fiction contemporaine brésilienne.




Une petite communauté italienne de l’intérieur du Minas Gerais : un père vindicatif et violent suit la lente désagrégation de sa famille ; le remords et la maladie rongent une femme ; une mère et un fils règlent leurs comptes avec le passé ; un homme se sent coupable d’un crime qu’il n’est pas sûr d’avoir commis ; un autre disparaît sans laisser de traces ; un professeur garde un terrible secret...

Luiz Ruffato nous propose par la structure même de sa narration des portraits minutieux d’une société à l’agonie. Ils nous font regarder sous toute une variété d’angles les comportements et la complexité des relations. Les protagonistes fonctionnent en une ronde de connexions et de vies.

Le lecteur peut tenter d’y retrouver les liens familiaux, les fils conducteurs, mais il peut aussi se laisser emporter dans ce panorama social intense et cruel par le texte lui-même et les innovations narratives qu’y propose l’auteur. Celui-ci recherche en effet sa structure plus dans le vocabulaire de la création plastique que dans la tradition littéraire.
Traduit du brésilein par Jacques Thiériot







Le site des Editions Métailié


Une journée dans la vie de la ville de Sao Paulo : des gens perdus dans l’anonymat de la mégalopole, des couples qui se défont, des enfants mordus les des rats dans des taudis immondes, des enlèvements, des meurtres, des camelots, des vagabonds, des chômeurs, des prêcheurs sur les places, des voleurs, des chauffeurs de taxi qui racontent leur vie à leurs passagers, tous plongés dans la nostalgie d’une vie d’avant meilleure mais abandonnée au nom de l’argent et de la survie. Les protagonistes se croisent sans se rencontrer et l’auteur, placé dans la perspective du personnage et non du spectateur, donne un aspect très singulier à cette fresque d’un immense troupeau perdu dans l’anonymat d’une vie frénétique, dont personne ne connaît plus rien.
Les tableaux se multiplient, l’écriture déploie un kaléidoscope du rythme de la cité et le langage fragmenté reflète cette course à l’intérieur de la plus grande ville d’Amérique latine.





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