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>>Corrida et transgression à la Plaza México, par Dominique Fournier

México, février 2008



Alors que nous discutions la semaine dernière sur la notion de frontière, et du bonheur que le Mexicain avait de s’y maintenir afin de développer sa créativité et d’y trouver une manière de survivre, mon ami Felipe Castro, historien grand spécialiste des Purépechas de l’Etat de Michoacan, énonça le principe de la transgression, élevée au niveau d’un art. Comme il connaît mon goût pour les toros et mes travaux déjà anciens sur la tauromachie mexicaine, il lui paraissait que la transgression ne s’applique jamais mieux que dans ce cadre festif qui a marqué, consciemment ou non, la façon d’être et de penser de générations de citadins et de campagnards.

Quelle meilleure façon de me préparer à la corrida du dimanche que cet entretien qui nous faisait passer du souvenir des frasques pitoyables du torero el Gleason aux libertés prises avec la règle par le mundillo local, de l’invention prodigieuse de l’art du jaripeo à cette coquetterie mexicaine poussant les toreros triomphateurs à effectuer leur tour d’honneur dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Nous nous rappelions par exemple avec quel plaisir les indiens du plateau central avaient dû songer à monter à cru un taureau récalcitrant en entourant le poitrail de la bête d’une grosse corde. Eux qui n’avaient en général pas le droit de monter à cheval, ils trouvaient dans cette manière de faire imprévue l’occasion de s’approprier la tauromachie par le renversement du genre : de toute évidence, le jaripeo s’apparentait à une forme réjouissante de moquerie culturelle en même temps qu’il permettait de s’affirmer au moyen d’une expression allusive de revendication sociale encore accentuée de nos jours par la présence continue de clowns dans le ruedo. N’était-ce pas en devenant un torero fameux par la transgression qu’on pouvait prétendre à se voir reconnu (un taureau, quel qu’il soit, et par quelque bout qu’on le prenne, reste un animal symbolique majeur), avoir du succès avec les femmes, s’enrichir peut-être, s’imposer comme héros d’une population opprimée (même, et surtout, par une mort qui ne manquerait pas de prendre alors des allures prononcées d’autosacrifice bénéfique au plus grand nombre).

Pour le dimanche 20 janvier 2008, je savais à quoi m’attendre, car ici, ce ne sont pas les normes qui importent, mais bien la façon de les transgresser. De toute façon, il est impensable de passer un dimanche de la temporada à México sans prendre le chemin de la Plaza México, et il était évident que le cartel proposé devait favoriser ma curiosité d’anthropologue plus que mes appétits d’aficionado. Je savais que les bêtes présentées auraient probablement perdu quelques kilogrammes depuis le moment qu’elles avaient été pesées. Je m’apprêtais à m’interroger une fois encore sur la façon de compter les années dans les élevages du cru. Je supputais que certains oublieraient de se croiser ou d’occuper les terrains adéquats, mais je savais que la conjonction de tous ces éléments ne manquerait pas de donner un spectacle … différent.



A 16 heures, les quelques spectateurs répartis sur les gradins posent leur verre et commencent à applaudir, pour faire presser le mouvement. Puis lorsque les portes s’ouvrent enfin, l’événement est salué par un énorme « olé ». Le cartel, formé pendant la semaine, est exclusivement composé de Mexicains avec le rejoneador Gaston Santos, puis Fernando Ochoa, Ignacio Garibay, et Alejandro Martinez Vertiz, censé confirmer une alternative prise en … 2000 à Juriquilla, Etat de México. Les toros ( ?) sont de Carranco, élevage originaire de Santa Maria del Rio, San Luis Potosi.

Le fait que tous les toreros soient mexicains et le cartel si peu alléchant a-t-il à voir avec l’espèce de léger vent de xénophobie qui semble agiter ces jours-ci la gauche mexicaine depuis qu’elle a appris que le nouveau secrétaire de gobernación, l’équivalent du ministre de l’Intérieur, était un jeune homme de 36 ans, né à Madrid de père espagnol ? Le malheureux n’a que sa mère pour rattraper l’injure faite au pays, et c’est bien peu aux yeux de beaucoup. Non, il va de soi que le problème n’est pas là, et il m’aurait suffi d’éplucher l’offre taurine de certaine ville de province le même jour pour me convaincre que la faiblesse insigne du montage proposé relève plutôt de l’incurie du gérant des arènes les plus vastes au monde.
Rapport de cause à effet ?, ils ne sont guère que 3 ou 4.000 spectateurs à s’être dévoués. Il faut reconnaître d’ailleurs qu’à aucun moment on a ressenti aux abords du coso de l’avenue Insurgentes le grand frisson préludant aux grandes tardes. Tout se passe comme si l’afición locale s’était déjà installée dans le sentiment de fatalité qui caractérise le peuple mexicain aux yeux de beaucoup. C’est le cas aujourd’hui. Heureusement ! Car aller aux toros correspond à une manière de respect de la tradition, une volonté de sortir ensemble, à tous les âges, avec l’épouse ou la novia, mais aussi avec les enfants, chacun bien décidé à s’amuser, ou à se montrer, quoi qu’il dût se passer. A voir sortir le toro pour le rejón, on aurait pu s’abuser. Car Stalin, de Garfias, un des élevages de pointe ici, est joliment présenté, sûr de sa bravoure, fixe, solide, poursuivant le cavalier avec enthousiasme, répétant sans hésitation, et s’il finit un peu difficilement, c’est sans doute à cause de Gaston Santos qui a eu tendance à le surexploiter en début d’une faena aussi propre que répétitive. Une bonne estocade vaudra l’oreille de Stalin sorti à l’arrastre lento.

Il y a tout au long de la corrida un ballet incessant de personnel chargé de vendre une multitude de choses, à manger et à boire bien sûr, mais également des coussins, des jouets pour les enfants et des billets de loterie. Et si l’on entend dire ici ou là sur les gradins qu’il n’y a plus guère de toreros locaux capables d’emporter l’adhésion, il faut reconnaître que dans le même temps la variété des nourritures proposées sur place ne cesse de s’améliorer, permettant aux Mexicains de s’imposer comme les seuls candidats à l’obésité et au diabète capables de rivaliser avec leurs voisins du nord : café, eau, bière, soupes chinoises, meringues, churros simples ou fourrés, salades de fruits, pistaches variées, pies, sorbets, alegrias d’amarante, donuts, barbe à papa, pizzas, portions individuelles de plats traditionnels tout préparés, etc.



Le premier toro, Perdigero, de 480 kgs, est très protesté pour manque flagrant de trapío. C’est là en fait une manière de fou lposdonut?, ieon d encr ">l a apprit, et par chuffdes bsucher lusquaquivale pour villr la prtadins ordes v, os égartiognaiguilles dRes surd
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