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>>Chronique du Pérou 2016




Janvier 2017

UN PRÉSIDENT IMPOPULAIRE, UN PARLEMENT D’EXTRÊME DROITE ET UNE GRANDE CORRUPTION AU SEIN DE L’ÉTAT

Mariella Villasante Cervello,
Chercheuse associée à l’Instituto de democracia y derechos humanos (IDEHPUCP)

En ce début d’année 2017, le bilan que l’on peut dresser de la situation politique au Pérou est assez préoccupant. Le président élu en juillet 2016, Pedro Pablo Kuczinsky (78 ans), continue de perdre un peu de la popularité tiède qu’il avait acquise au cours de sa campagne présidentielle [1]] . Pour mémoire, c’est avec 50,12% de voix qu’il l’a emporté de justesse face à la dirigeante d’extrême droite Keiko Fujimori (49,88% des voix). Dans cette occurrence comme en d’autres actuellement à travers le monde, on peut dire que les Péruviens ont voté contre Keiko, et pas vraiment pour Kuczinsky.

Ainsi, le président déçoit énormément et il est de plus en plus perçu pour ce qu’on peut dire qu’il est, presqu’un étranger, revenu à son pays natal après avoir passé la plus grande partie de sa vie à Oxford et surtout aux États-Unis. Il s’exprime mal en castillan, et pour pallier un certain manque de charisme d’homme politique, il utilise l’argot, il danse dans des cérémonies officielles, il fait des blagues, bref, il semble vouloir se faire passer pour un « homme ordinaire, du peuple ». Ce qu’il n’est pas, comme l’indiquent à l’envi sa biographie et celle, complexe, de sa famille. Apparemment, il se montre très à l’aise dans les conversations privées, où il peut faire preuve de son érudition, de ses connaissances en matière d’histoire et d’arts. Mais dès qu’il apparaît en public, il adopte le mode « homme de peuple », ce qui chez nous se traduit par l’emploi de diminutifs, du langage familier, et d’une manière d’argot bas de gamme. Mais il y a plus, car Kuczinsky trahit une certaine hésitation en bien des cas ; il avance une décision et revient en arrière ensuite. On aurait certes pu mettre ces défauts patents sur le compte des aléas liés à un « début » de mandat. Mais trois affaires graves montrent à l’évidence que le mandat de Kuczinsky est et restera semé d’obstacles qui sont susceptibles même de lui coûter son siège.

En octobre d’abord, le ministre de l’Éducation nationale, Jaime Saavedra, a été censuré par le Congrès dont on rappellera ici que la majorité est fujimoriste (73 sur un total de 130 sièges), et le président n’a pas su empêcher cette brimade de politique politicienne pour éviter la chute (probable) de son gouvernement. Ensuite, au début décembre, le président a accepté de se réunir de façon incongrue avec Keiko Fujimori et le cardinal Cipriani, affichant une forme de « collaboration » exagérée avec la perdante des élections estivales toujours prompte à étaler sa force au congrès. Enfin à la mi-décembre a été révélé un grand scandale de corruption impliquant les trois derniers gouvernements (de Toledo, de García et d’Humala), ainsi que le président Kuczinsky lui-même, en tant qu’ancien ministre de Toledo. Tout ceci conduit à la situation actuelle de désordre politique grave aux conséquences imprévisibles. Cette chronique débutera par une évocation de la situation économique globale et du Sommet de l’APEC de novembre. Elle présentera ensuite les trois questions qui mettent en danger le mandat du président, et elle se conclura par une synthèse de la situation des droits humains.

LES AXES DU GOUVERNEMENT AU DÉBUT JANVIER

Alors que la macro-économie se porte bien, le taux de pauvreté reste important (30%), et les inégalités sociales continuent de se creuser. Les espoirs raisonnables d’atteindre 4,8% de croissance en 2017 sont remis très sérieusement en cause du fait du grand scandale politico-financier dévoilé à la mi-décembre. Celui-ci concerne les pots-de-vin versés par l’entreprise brésilienne Odebrecht dont on commence seulement à découvrir les implications.

(1) Les membres du gouvernement du président Kuczinsky, 5 femmes et 13 hommes (Panorámica latinoamericana)


Le gouvernement du président Kuczinsky est dirigé par des technocrates et il compte peu de politiciens. Le premier ministre Fernando Zavala Lombardi, économiste de formation, a été vice-ministre de l’économie du président Toledo, alors que Kuczinsky était ministre (2002-2005). En 2005, il a succédé à Kuczinsky qui était devenu Premier ministre. Il a travaillé ensuite dans des entreprises à Panama et au Pérou. Le ministre de l’Économie est Alfredo Thorne Vetter ; il a travaillé à la Banque mondiale (1987-1995), puis dans plusieurs banques, notamment au Mexique. Sa nomination au gouvernement constitue son premier poste national. Le ministre de l’Intérieur est Carlos Basombrío Iglesias, sociologue ; il a été conseiller puis vice-ministre au ministère de l’Intérieur du président Toledo (2001-2004). Marisol Pérez Tello est ministre de la Justice et droits humains ; elle est avocate, congressiste du Parti populaire chrétien (droite) entre 2001 et 2016. Le ministre des Relations extérieures est Víctor Luna Mendoza, diplomate et professeur de relations internationales ; il a rang d’ambassadeur depuis 1986, en particulier aux États-Unis (1992-1999), pendant le mandat de Fujimori ; il aida ce dernier à élaborer la liste de 117 diplomates péruviens renvoyés à la fin 1992. Il a été professeur invité aux États-Unis entre 2000 et 2006 ; puis ambassadeur au Royaume Uni (2006-2010). Il n’avait travaillé dans aucun gouvernement péruvien avant 2016.

La ministre de la Femme et des populations vulnérables est Ana-María Romero Lozada, sociologue, qui avait déjà occupé le même poste dans le gouvernement de Toledo. Le ministre de la Défense nommé en juillet était Cosme Gonzáles, mais il a été démis dès le mois de novembre car il avait confié un poste dans son bureau à sa compagne, ce qui contrevient aux règles péruviennes. Le nouveau ministre a été nommé en décembre, il s’agit de Jorge Nieto Montesinos, qui occupait auparavant le poste de ministre de la Culture. Il est sociologue, ancien militant communiste, a travaillé à l’UNESCO et consultant politique. Le nouveau ministre de Culture est l’avocat et acteur Salvador del Solar, qui enseignait aussi à l’université Catholique du Pérou. Il a défendu le ministre de l’Éducation Saavedra contre les attaques des fujimoristes, et il a critiqué le cardinal Cipriani lorsque celui-ci s’est permis d’insulter les ministres de la Santé (Patricia García Funegra), de la Femme et de la Justice (Ana-María Romero) qui avaient défendu l’usage des pilules contraceptives, conformément à la loi.

Au début de sa gestion, le gouvernement a présenté 112 décrets législatifs centrés sur la réactivation de l’économie (65), sur la sécurité citoyenne (33), puis sur la lutte contre la corruption, sur les travaux de couverture de l’eau et des travaux publics, et sur la simplification des démarches administratives. Les prévisions de la Banque mondiale ont fait état d’une diminution de la croissance, qui devrait passer de 4,2% en 2017 à 3,8% en 2018. Pour remédier à cette tendance, le ministre Thorne a proposé d’accélérer le passage de l’économie informelle à l’économie formelle, de promouvoir les investissements des petites et moyennes entreprises, et de rompre le monopole de l’activité minière. Avec le scandale d’Odebrecht, c’est la corruption étatique qui est enfin attaquée de front, même si cela peut sembler arriver très tard… La ministre de la Justice, Pérez Tello, a annoncé plus de 40 modifications de la Loi sur les contrats de l’État. Désormais les entreprises qui utiliseront les pots-de-vin comme stratégie financière seront soumis à une responsabilité pénale, et les fonctionnaires corrompus seront exclus des postes étatiques à vie. Plusieurs des nouvelles mesures ont commencé à être mises en place, mais elles n’ont pas encore reçu l’approbation du Congrès [2]] . Or, si l’on tient compte que 73 membres de ce congrès (sur 130) appartiennent à un parti politique d’extrême droite, qu’ils ne bénéficient d’aucune reconnaissance sociale, et qu’ils sont plutôt les dirigeants nationaux du réseau de corruption installé par Alberto Fujimori depuis 1990, on peut craindre que la démocratie péruvienne ne soit devenue qu’une vaste mascarade.

— Le Sommet de l’APEC

La meilleure nouvelle de cette période sombre est sans doute la tenue du Sommet de l’APEC, [Organisation de coopération économique Asie-Pacifique] qui a réuni tous les présidents du Pacifique à Lima le 20 novembre 2016. C’est-à-dire 21 économies qui pèsent sur 60% du commerce global, pour 40% de la population.

(2) 24e Sommet de l’APEC, Lima, 20 novembre 2016


Dans son allocution inaugurale, le président Kuczinsky a exhorté les participants à résister à la vague protectionniste qui se répand dans l’Atlantique, en particulier après l’élection de Donald Trump aux États-Unis. « Toute personne voulant promouvoir le protectionnisme devrait relire l’histoire des années 30 », a-t-il précisé. Présent à Lima, le président de la Chine, Xi Xinping, a fait des déclarations qui affirmaient sa détermination à combler le vide laissé par les États-Unis si ceux-ci décidaient de sortir du traité de libre-échange du Pacific (TPP), signé en 2015 par 12 pays, dont le Pérou, mais à l’exclusion de la Chine. Or, c’est chose faite depuis le 24 janvier, Trump l’a annoncé et actuellement les pays concernés analysent les voies de sortie. En novembre, les spécialistes considéraient que si les États-Unis tournaient le dos à l’Amérique latine, ce serait la Chine qui en tirerait profit [3]]. Le président Kuczinsky vient de le confirmer. Il propose d’établir un nouvel accord du TPP avec la Chine, d’autres pays d’Asie, l’Australie, la Nouvelle Zélande, et d’inviter également l’Inde. Actuellement les exportations ne seront pas affectées, mais on prévoit une rencontre des 11 pays de l’ancien TPP dans les plus brefs délais. Le Premier ministre australien, Malcolm Turnbull a fait des déclarations semblables, affirmant que si le départ des États-Unis était regrettable, aucun des autres pays signataires du TPP n’était disposé à renoncer aux projets d’amélioration de leurs économies. Turnbull a annoncé aussi être prêt à inviter la Chine dans le TPP en voie de restructuration (La República du 25 janvier 2017). Selon toute vraisemblance, le nouveau TPP en sortira plus fort avec la Chine et l’Inde.

A cette occasion, l’ancien président Barack Obama a exposé ses idées avec sa sagesse habituelle. Lors de sa conférence de presse, il a avancé qu’il pensait que le président élu Trump devrait d’abord assumer sa charge et que ce n’est qu’après qu’on verrait s’il peut mener à bien ses promesses de campagne. Il ne pouvait pas se douter à quel point Trump était un authentique populiste d’extrême droite tout à fait capable de concrétiser ses annonces ; il a déjà signé des décrets allant dans le sens de l’interdiction de l’IVG, du départ des États-Unis du traité TPP, de l’interdiction d’entrée au pays des ressortissants des pays arabes classés « terroristes », et enfin, le 25 janvier, la reprise du projet de construction d’un mur entre son pays et le Mexique voté par Bush. Barack Obama a parlé brièvement avec Vladimir Poutine, notamment de la Syrie, de l’Ukraine et des cyber-attaques durant la campagne présidentielle [4]].

(3) Le président Obama a présidé une rencontre avec les Jeunes latino-américains (Young Leaders of the Americas Initiative) à la PUCP, Lima, le 19 novembre 2016 (PUCP. Edu)


• Le 19 janvier, le président Obama a présidé une rencontre avec les Jeunes latino-américains (Young Leaders of the Americas Initiative) à la Pontificia Universidad Católica del Perú (PUCP), avec plus de mille jeunes d’Amérique latine qui s’étaient déplacés spécialement pour cet échange. Son message central fut que les gouvernements seuls ne peuvent pas résoudre les graves problèmes des pays, mais qu’il y faut plutôt l’intervention des sociétés civiles, des jeunes, des professionnels, des entrepreneurs, tous à la recherche de la promotion des valeurs de dignité, d’humanité et de respect. La seconde partie de la rencontre fut consacrée à un échange avec les jeunes participants ; le président a souligné qu’il y avait beaucoup de talent au Pérou et qu’il ne fallait pas penser que les jeunes doivent nécessairement aller à New York pour connaître le succès. Il a remarqué d’autre part le grand travail effectué pour la démocratie au Pérou, en Colombie et au Chili les dernières années, insistant sur le fait que même si la démocratie peut paraître parfois frustrante, elle reste le seul chemin vers le progrès des sociétés [5]] .

LA TRISTE AFFAIRE DE L’EXCLUSION D’UN EXCELLENT MINISTRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE AFFAIBLIT LE GOUVERNEMENT

• Au début d’octobre 2016, le gouvernement avait reçu des attributions spéciales pour une période de 90 jours dans le but de légiférer en matière de réactivation économique, de lutte anti-corruption, d’insécurité citoyenne, d’eau et d’assainissement, et enfin de réactivation de l’entreprise publique du pétrole Pétroperú. La présidente du Congrès, Luz Salgado, émit les premières critiques pour « mauvaise gestion » à l’encontre du ministre de l’Éducation nationale, Jaime Saavedra, docteur en économie (Université de Columbia), qui avait déjà appartenu au gouvernement d’Ollanta Humala depuis 2013. Il avait lancé la grande réforme éducative de modernisation de l’enseignement scolaire et universitaire — avec la création d’un organisme régulateur du fonctionnement des universités privées et publiques. Mi-octobre, des congressistes de l’APRA [parti de l’ancien président García, droite], et de Fuerza Popular (FP) entreprirent de s’en prendre au ministre pour le retard des préparatifs des Jeux olympiques panaméricains de 2019. Il fut bientôt critiqué pour les réformes universitaires entreprises. Il fut enfin convoqué au Congrès où il eut à subir les attaques malveillantes des congressistes de l’APRA et de FP.

(4) Le ministre de l’Éducation nationale, Jaime Saavedra (La República)


Le Premier ministre Zavala rejeta ces attaques et demanda que les ministres soient respectés. Le 21 novembre, le porte-parole de FP, Luis Galarreta, annonça l’interpellation du ministre Saavedra pour des irrégularités présumées dans l’achat des ordinateurs scolaires. Le 23 novembre, le président Kuczinsky apporta son soutien total à son ministre de l’Éducation, suggérant que le but véritable de ces congressistes n’était autre que d’annuler les réformes éducatives en cours, notamment celle des universités, soutenue par 86% des étudiants. Pour mémoire, ces réformes avaient commencé pendant le mandat du président Humala [Chronique politique 2015]. Il faut préciser que la grande majorité des universités privées du pays constituent seulement des véritables fonds de commerce, et que le niveau d’enseignement y est lamentable. Un autre thème critiqué de la réforme éducative concerne la promotion de l’égalité de genres dans les programmes scolaires, évoquée pour la première fois au Pérou, un pays qui, comme on le verra plus loin, possède un des taux de violence contre les femmes et des féminicides les plus élevés de l’Amérique Latine [6]]. Le Pérou continue par ailleurs à occuper les derniers postes dans le ranking de PISA. Il n’a obtenu en 2015 qu’entre 387 et 397 points, alors que la moyenne se situe à 493. On voit là les énormes progrès qui restent à faire en matière éducative, amplement reconnus par le ministre Saavedra [7]] .

• Le 8 décembre, le ministre répondit pendant 11 heures, avec sagesse et pédagogie, aux interpellations du Congrès. Il dut même répondre aux assertions aberrantes de certains congressistes qui prétendaient que l’égalité de genre dans le curriculum scolaire était un appel à la défense des homosexuels. On a noté [8]]avec raison que le gouvernement aurait dû affronter ce débat idéologique de fond qui met en évidence que la croissance des dernières années ne s’est pas traduite par une amélioration de l’éducation, ni par l’éradication de ces comportements anti-modernes (machisme, racisme, homophobie) portés et manipulés par les groupes populistes soutenus par l’Église officielle. Les membres du gouvernement, en particulier le Premier ministre, Fernando Zavala, un technocrate compétent, le ministre de l’Intérieur, Carlos Basombrío et surtout la ministre de la Justice, Marisol Pérez Tello, une personnalité très respectée dans le pays, ont exprimé leur soutien massif au ministre Saavedra. Mais les dés étaient déjà jetés, comme était mise en place la mascarade « démocratique » attendue par les tristes représentants du fujimorisme et leurs alliés apristes pour annoncer la censure [9]] . Des analystes comme Rosa María Palacios [10]] ont fait remarquer que cette censure fragilisait le gouvernement dans son entier qui a adopté vis-à-vis de Fujimori une position trop conciliante et lâche, finalement contraire à son programme de réformes globales déjà mis à mal par la nomination scandaleuse du nouveau Défenseur du Peuple, un candidat fujimoriste, sur laquelle nous reviendrons plus loin. Pour Palacios, l’image « démocratique » de Keiko durant sa campagne s’est effacée avec sa défaite. Tout indique qu’elle et ses congressistes ignorants et rustres travaillent actuellement à la chute du gouvernement, et la probable mise en examen du président dans le cadre de l’affaire de corruption Oderbrecht [une entreprise mêlée à l’affaire brésilienne Lava Jato] ferait partie du projet.

• Le 15 décembre 2016, le ministre de l’Éducation nationale, Jaime Saavedra, a été censuré par 78 congressistes. Les congressistes du parti au gouvernement, ceux de la droite traditionnelle comme ceux de la gauche, ont rejeté résolument cette décision de politique politicienne inique parfaitement à l’image de la majorité du lamentable congrès péruvien. Le président fut traité de traître, de lâche, d’incapable et de faible. Il accepta pourtant la démission de son ministre pour éviter de poser la question de confiance au Congrès et voir son gouvernement tomber…

• C’est le 18 décembre que Marilú Martens (psychopédagogue, ancienne directrice de la Direction de services spécialisés du ministère de l’Éducation nationale), a été nommée ministre de l’Éducation nationale. Elle a déclaré que la réforme éducative allait se poursuivre. Le 17 janvier, une entité suédoise (Stockholm Statement) a situé Jaime Saavedra parmi les 13 meilleurs économistes du monde, notamment pour son travail sur les inégalités sociales, principale responsable de la crise financière de 2008 [11]] .

(5) La nouvelle ministre de l’Éducation, Marilú Martens, en compagnie de l’ancien ministre Saavedra (PCM)


L’égalité des genres a été ratifiée comme principe éducatif dans le but de « former des citoyens respectueux et tolérants, garantissant l’égalité des opportunités, des droits et des devoirs ». Il s’agit « de promouvoir le respect des femmes ». Ces mises au point s’adressent à une campagne d’intoxication téléguidée par des organisations religieuses, notamment évangéliques, appelée « « ne te mêle pas de mes enfants », qui soutient que le nouveau curriculum scolaire « favorise l’homosexualité » (on se croirait en Arabie saoudite !). La nouvelle ministre a rappelé aussi que le curriculum est en accord avec les conventions nationales et internationales des Droits humains et la Convention des droits des enfants. Dans ce contexte, l’éducation sexuelle constitue un droit car elle permet de prévenir la violence, les maladies sexuellement transmissibles et les grossesses précoces [12] dont le taux est très important au Pérou. Selon la dernière enquête nationale effectuée en 2014, les grossesses précoces sont liées pour une bonne part à la violence sexuelle ; et l’on estime que 71% de femmes ont eu à subir une agression de la part des hommes au moins une fois, en particulier les adolescentes de 15 à 19 ans. Les grossesses précoces des adolescentes entre 12 et 17 ans atteint 14,6% au niveau national, mais ce taux est plus élevé en milieu rural (21%), surtout dans la région amazonienne de Loreto (30%), alors qu’il descend à 12% en zone urbaine [13].

• Le 23 janvier 2017, la Conférence des évêques péruvienne a envoyé une lettre au président lui demandant de retirer du curriculum scolaire les notions tirées de « l’idéologie du genre » [14]. On ne pouvait pas aller plus loin dans l’ignorance et les visions rétrogrades sur la société humaine en générale et péruvienne en particulier.

LA RÉUNION DE LA HONTE : LE PRÉSIDENT KUCZINSKY, LE CARDINAL CIPRIANI ET KEIKO FUJIMORI

• Le 19 décembre 2016, le président Kuczinsky a accepté l’étrange intermédiation du cardinal de Lima, Juan Luis Cipriani, (le pire de l’église catholique péruvienne, un homme grossier proche de l’Opus Dei, fujimoriste notoire), pour dialoguer dans la maison du cardinal avec Keiko Fujimori à la suite de la censure du ministre Saavedra. Les raisons qui ont poussé le président Kuczinsky à accepter cette réunion bizarre (qui aurait dû au moins se tenir au Palais du gouvernement et non pas chez un cardinal), ont été très critiquées. Sa position « pragmatique » pour parvenir, selon ses mots, à un « modus vivendi avec le fujimorisme » est devenue simplement honteuse. Car, comme l’écrit le journaliste d’investigation Gustavo Gorriti [15], « la capacité de négociation des victimes et des soumis est minuscule. Pour négocier, il faut apprendre à affronter et à neutraliser le banditisme (en argot matonería). » On peut ainsi se demander combien de temps va attendre le président pour définir sa position et affronter le Congrès. À moins que ses atermoiements ne soient au fond qu’une manière de poursuivre sa stratégie de rapprochement avec un parti d’extrême droite qui, fort de la bénédiction d’un cardinal méprisé, défend toujours le régime du dictateur Alberto Fujimori, et qui conserve ses manières autoritaires, agressives et anti-démocratiques.

(6) Le président Kuczinsky, le cardinal Cipriani et Keiko Fujimori, le 19 décembre 2016, (La República)


LE SCANDALE D’ODEBRECHT AU PÉROU : UN GOUVERNEMENT EN DANGER

• En décembre 2016, on apprenait que l’entreprise brésilienne Odebrecht avait acheté des marchés publics pendant les gouvernements d’Alejandro Toledo (2000-2005), d’Alan García (2005-2010) et d’Ollanta Humala (2010-2016). Bien évidemment, cette corruption n’a pu que concerner la période du gouvernement d’Alberto Fujimori (1990-2000), au cours de laquelle le niveau de corruption a atteint des niveaux jamais enregistrés dans le pays, mais elle n’est pas encore incluse dans la vaste enquête judiciaire en cours.

L’affaire Oderbrecht est liée à la grande enquête policière et judiciaire de corruption menée autour du groupe pétrolier public Petrobas du Brésil, et connue sous le nom de « Lava Jato » [lavage express]. Cette affaire a commencé en 2014, et elle concerne la découverte d’un vaste réseau de blanchiment d’argent et de corruption impliquant Petrobras et plusieurs autres grandes entreprises, ainsi que des personnalités politiques en fonction. En échange de contrats, les entreprises devaient arroser des cadres et des élus. Les pots-de-vin étaient versés généralement en Suisse. L’affaire concernerait 3,5 milliards de dollars. Les directeurs des grandes entreprises brésiliennes (BTP, Odebrecht, OAS, IESA, Camargo Corrêa Construções…) ont été emprisonnés. Le patron d’Odebrecht, Marcelo Odebrecht, et plusieurs autres dirigeants ont été arrêtés en juin 2015. Il s’agit du plus grand groupe de construction du Brésil. L’ancien président Lula da Silva a tenté de le protéger en juin 2015, mais il a depuis été mis en examen également [16].

(7) Marcelo Oderbrecht [avec lunettes] est escorté par la Police fédérale à Curitiba, le 20 juin 2015 , (Le Temps du 24 août 2016)


En juillet 2015, la société Oderbrecht fut accusée d’avoir versé des pots-de-vin à Petrobras. Des comptes bancaires utilisés depuis décembre 2006 par Marcelo Oderbrecht commencèrent à être retrouvés en Suisse. En décembre 2015, le président de la chambre des députés du Brésil, Eduardo Cunha, lança une procédure de destitution contre la présidente Dilma Roussef, accusée d’avoir maquillé les comptes de l’État. Elle a été destituée le 31 août 2016. Peu avant, en février 2016, un ancien responsable d’Oderbrecht fut arrêté à Genève alors qu’il tentait de vider le contenu d’un compte bancaire. En mars 2016, le Ministère public de la Confédération suisse a annoncé l’ouverture de 60 enquêtes pénales, précisant que 800 millions de dollars avaient été débloqués et que la procédure concernait une quarantaine de banques. En avril 2016, la justice brésilienne a condamné Marcelo Oderbrecht à 19 ans et quatre mois de prison pour corruption, blanchiment d’argent et association criminelle.

— L’affaire Oderbrecht au Pérou

• En décembre 2016, le Département d’État des États-Unis informait le Pérou que la Corporation Odebrecht avait distribué des pots-de-vin estimés à 3,5 milliards de dollars dans 9 pays d’Amérique latine (Ecuador, Colombia, Argentina, Venezuela, Panama, Mexico, República Dominicana, Guatemala, Peru [17] ). Le fait que cette énorme affaire de corruption n’ait pas été évoquée dès 2015 reste mystérieux puisqu’à cette époque l’enquête avait déjà suffisamment progressé pour qu’on puisse donner l’alerte au Pérou et ailleurs.

En tout état de cause, 77 hauts-exécutifs, avec leur président Marcelo Odebrecht à leur tête, ont commencé à confesser leurs délits à l’intérieur et à l’extérieur du Brésil. Ils avaient passé un accord préalable avec le Ministère public fédéral du Brésil dans lequel ils s’engageaient à payer 2 000 millions de dollars sur 20 ans, au Brésil, à la Suisse et aux États-Unis. Il est probable que quelque 200 députés brésiliens soient liés au système de corruption mis en place par Odebrecht ; le président du Sénat, Renan Calheiros affronte déjà plusieurs enquêtes pour corruption. Il en va de même du président Temer et plusieurs de ses ministres. Jorge Barata, qui s’occupait de la filiale au Pérou, a été cité à comparaître (Caretas du 6 décembre 2016 [18] ).

(8) Le 4 août 2005 au Palais du gouvernement du président Toledo, signature de l’accord pour la construction de la Route Interocéanique entre José Graña Miro Quesada, qui transmet le stylo à Jorge Barata d’Odebrecht , (Caretas du 3 janvier 2017)


• En 2005, l’entreprise Odebrecht avait concouru à un marché public d’infrastructure au Pérou (la Route interocéanique sud) ; un employé fut contacté par un intermédiaire du gouvernement de Toledo qui offrit de faire gagner Odebrecht si celle-ci accordait des dessous-de-table en contrepartie. On estime qu’entre 2005 et 2008, Odebrecht a versé plus de 20 millions de dollars à travers des fonds non enregistrés de la « Division des opérations structurées », le département des pots-de-vin de l’entreprise brésilienne. À cette époque, le ministre de l’Économie n’était autre que le président actuel, Pedro Pablo Kuczinsky, mais on ignore encore s’il était associé à la corruption. La Route interocéanique sud devait initialement coûter 800 millions de dollars, mais en 2015 la somme était montée à 2 000 millions de dollars. Les révélations récentes de cet énorme scandale politique et financier ont été faites par le Département de Justice des États-Unis, et l’affaire a été mise sous la responsabilité du Procureur Andrew Weissmann. L’enquête concerne les États-Unis, le Brésil et la Suisse.

(9) Procureur Andrew Weissmann, (Caretas)


Six hauts fonctionnaires d’Odebrecht ont reconnu avoir versé des pots-de-vin pour un total estimé à 788 millions de dollars. Jusqu’à présent, on cite deux cas de corruption, le premier en 2005 pour un projet public d’infrastructure, et le second en 2008 [gouvernement de García] pour un projet de transport. L’ex-président Toledo est directement concerné avec un compte qui le relie à l’entreprise Ecoteva de Yosef Arie Maiman (israélo-péruvien proche de Toledo), et à la Route Interocéanique. En 2013, le scandale financier d’Ecoteva liant Maiman, Toledo et sa belle-mère — qui disposait d’un compte de 20 millions de dollars au Costa Rica— a été rendu public (Caretas du 3 janvier 2017 [19]).

• Le 21 décembre 2016, les journalistes de IDL-Reporteros [20] ont révélé que, selon les informations du Département de Justice des États-Unis, Odebrecht avait versé entre 2005 et 2014 près de 29 millions de dollars aux fonctionnaires péruviens pour s’assurer divers contrats de travaux publics. Ce faisant, Odebrecht a engrangé plus de 143 millions de dollars. En décembre 2009, Odebrecht a enlevé un marché valorisé en 410 millions de dollars au Pérou : il s’agit du Métro de Lima, dans le cadre du « Consortium Train électrique Lima » (Odebrecht et l’entreprise péruvienne Graña y Montero). De plus, entre 2005 et 2008, Odebrecht a réalisé trois grands travaux d’infrastructure au Pérou (IIRSA Norte, pour 258 millions de dollars ; IIRSA Sud Tramo pour 2, 263 millions de dollars ; et IIRSA Sur Tramo pour 3, 395 millions de dollars). Les sommes de la corruption de 29 millions de dollars destinées à des fonctionnaires péruviens ont transité par une banque aux Barbades, et une autre au Panama. Dans ces conditions, on peut se demander pourquoi le Pérou n’a pas réagi depuis au moins le mois de juin 2015, lors de l’arrestation du patron d’Oderbrecht, ou en avril 2016, au moment de sa condamnation ? On s’étonne que l’État péruvien ait choisi d’attendre l’alerte du Département de justice des États-Unis, en décembre 2016, pour ouvrir une enquête officielle.

Le président Kuczynski a rejeté le soupçon de sa participation dans les affaires de corruption durant son mandat comme Premier ministre (août 2005 et juillet 2006) et ministre de l’Économie de Toledo (2004- juillet 2005) [21] . En 2015, Kuczynski a déclaré qu’il était ouvert à toute enquête le concernant [22] . En octobre 2016, le Ministère Public a ordonné une enquête visant le président pour avoir signé l’accord avec Oderbrecht en 2005 pour la construction de deux tranches de la Route Interocéanique. Le dossier a été refermé pendant un temps par le procureur Andrés Montoya pour manque de preuves. Finalement, le 8 janvier 2017, le procureur Martín Salas a rouvert le dossier au motif que n’avait pas été éclaircie la raison pour laquelle l’ancien Premier ministre avait signé un contrat avec Oderbrecht alors que l’entreprise était impliquée dans cinq procès pour préjudices dans la construction du projet d’irrigation Chavimochic.

• Le 12 janvier 2017, le journaliste d’investigation Gustavo Gorriti [23] a établi que le dirigeant de Odebrecht au Pérou, Jorge Barata, a commencé à confesser ses actes de corruption en décembre 2016, d’abord à Brasilia, puis à Lima. Il est question de paiements effectués sous trois, peut-être cinq gouvernements péruviens. C’est énorme. Le Ministère Public péruvien a commencé ses enquêtes mais elles sont très lentes. On estime actuellement à 1 200 au moins les cas de corruption directe. Les autorités sont en train d’identifier les personnes corrompues en croisant des informations venues de Suisse, des États-Unis, du Pérou et du Brésil.

• Le 18 janvier 2017, Gorriti [24] suggère que les recherches relatives à cette affaire se concentrent sur deux périodes : les 15 dernières années du XXe siècle, et les 16 du présent siècle. La journaliste Melissa Pérez a montré récemment que Odebrecht a dispensé ses pots-de-vin au Pérou depuis 1988 (projets Charcani V et Chavimochic), c’est-à-dire lors du premier gouvernement de García. Cependant, le Projet Chavimochic avait donné lieu à un contrat établi avec Odebrecht, dirigé à l’époque par Sergio Luiz Neves. Or ce dernier a été appréhendé le 23 mars 2016 à Minas Gerais au cours de la phase d’investigation de l’affaire Lava Jato. On peut donc penser que Luiz Neves sera en mesure de renseigner tout ce dont Barata ne pourra répondre puisqu’il ne se trouvait pas encore au Pérou.

Le Consortium du Gasoducto Sur Peruano (Enagas, Odebrecht et Graña y Montero), avait récemment demandé au gouvernement d’attendre le 24 janvier pour qu’Odebrecht puisse réaliser la vente de sa participation de 55% (700 millions de dollars). Mais le président aurait refusé, soutenu par son Premier ministre et les ministres de l’Économie, Alfredo Thorne, et de l’Énergie et mines, Gonzalo Tamayo. Il est donc à peu près sûr que le projet sera annulé, et que le scandale d’Odebrecht ne permettra pas la croissance ; déde 4,t1nir s2] Voir17;histoie. La journ4rendre à affronter et à it de_Nt initis corrs victimes ssp;[Caretas du 3 janvier 2017 présidentoie. aretas.pe/las_palabras/78-caso-laan_61-muito_p/a>] ss="spip">8] danosexuell;[Martín SalasTemerHallat.

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