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>>Jorge "El Tigre" Cedrón - Hasta la memoria siempre. Films restaurés. Entretien vidéo avec Lucía Cedrón.

Paris, octobre 2014



Jorge "El Tigre" Cedrón - Hasta la memoria siempre
films restaurés, présentés en VO st français. Entrée libre.

30, 31 octobre et 1er novembre 2014 à 19h
Cinéma Le Lucernaire, 53, rue Notre-Dame des Champs, Paris 6e
En présence de sa fille, la réalisatrice Lucía Cedrón.



À lire sur le sujet le texte de la chercheuse Antonia García Castro sur le site El Correo Jorge Cedrón : « Histoire d’un Tigre blessé » extrait de son livre Cuarteto Cedrón. Tango y quimera, ediciones Corregidor, 2010. Ouverture des archives du Ministère des affaires étrangères argentin Página 12.
Il y a une histoire qu’on ne peut pas raconter. Qu’on ne peut pas raconter comme il faut parce que certains épisodes sont inconnus. On ne peut pas non plus faire silence. Il s’agit de la mort de Jorge Cedrón survenue à Paris, le 1er juin 1980.

Jeudi 30 octobre - 19h
La vereda de enfrente / Le trottoir d’en face (1963, 15’)
Gotán (1980, 52’)

Vendredi 31 octobre - 19h
El otro oficio / L’autre boulot (1967, 30’)
Por los senderos del Libertador / Sur les sentiers du Libertador (1971, 60’)

Samedi 1er novembre - 19h
El habilitado / Le supérieur (1970, 78’)


Avant-propos de Lucía Cedrón

Jusqu’à la mémoire, toujours, est un projet de récupération, restauration, conservation et diffusion de l’œuvre cinématographique de Jorge Cedrón, dit “Le Tigre”, mon père.

Des années de travail ont été nécessaires pour que sa filmographie complète et restaurée puisse être vue. Celle-ci se compose de sept films que le public pourra découvrir dans les meilleurs formats numériques : DCP pour les projections en salle et DVD ou BLU-RAY pour les autres usages.

HASTA LA MEMORIA SIEMPRE se présente dans un coffret qui contient, outre les films, la réédition du livre de Fernando Martin Peña, EL CINE QUEMA, JORGE CEDRÓN (« le cinéma brûle, Jorge Cedrón »).

Les sept films sont sous-titrés en espagnol, en français et en anglais. Le livre a également été traduit en français et en anglais.

Ce projet, intégralement mené par l’Institut National du Cinéma et des Arts Audiovisuelles (INCAA), a démarré en 2001. Certains films éparpillés dans le monde ont alors été rapatriés. Ce travail a culminé entre 2010 et 2013, avec la totale récupération du matériel filmique qui se trouvait en France et à Cuba, ce qui a permis d’entamer le long et difficile travail de restauration numérique, aussi bien de l’image que du son, travail qui a été unique et singulier pour chacun des films. Ces processus, qui conjuguent la technologie la plus avancée avec la minutie et la délicatesse d’un travail d’artisan, vont permettre de préserver le matériel dans les meilleurs formats disponibles de l’endommagement dans lequel il se trouvait lorsque nous l´avons retrouvé, sans affecter ni le style, ni les particularités de l’époque à laquelle les films ont été réalisés. Mais surtout, ce travail va permettre de les diffuser massivement dans des conditions optimales et similaires à celles dans lesquelles ils ont été conçus.

Paradoxalement, c’est un seul et même geste qui a sauvé les films des griffes de la dictature et a enseveli l´œuvre pendant des années. En effet, dans la précipitation de l’exil, mon père a réparti dans les valises de ses amis fuyant l’Argentine, les nombreuses bobines qui composent chacun de ses films… Mais sans inventaire et avec de faux noms ! Aussi, recomposer le puzzle de sa filmographie a été en soit, un véritable casse-tête.

En 1980, sa mort violente à Paris, alors qu’il était âgé de 38 ans, dans des circonstances non éclaircies à ce jour, a scellé la diffusion massive et populaire de son œuvre, tout en transformant le premier réalisateur clandestin de l’Argentine en un mythe et en une figure clé du cinéma politique sudaméricain.

Le moment est venu de lever “l’embargo” qui pesait sur ce cinéma. Restera-t-il dans les annales de l’histoire ou passera-t-il aux oubliettes ? C’est désormais affaire du public. C´est lui, pour qui ces films ont été faits, qui en sera seul juge maintenant qu’il peut accéder librement à eux. C’est ici que termine mon travail autour de cette œuvre cinématographique et ma responsabilité envers mon père, dont les mots, écrits sur le coin dun agenda de l’exil, ont été l’essence, le stigmate et le moteur, d’un très long chemin qui m’a conduit d’une rive à l’autre de l’Atlantique : « pour que survive l’espoir ; Cet espoir qui ne cesse de grandir, et qui, en grandissant, me tient hors d’haleine ».

Lucía Cedrón
Buenos Aires, 24 de marzo 2014



Quelques liens : Variations autour d’une image manquante – note sur un documentaire de la transition démocratique en Argentine, par Gabriela Trujillo ; Espagnolas en París ; INCAA

En guise de souvenir aux frères Cedrón, un petit entretien de 2008 avec Roberto "Billy" Cedrón, peintre et sculpteur à Douarnenez.



“Los Cedrón son como el chocolate, siempre van en barra”, comentaban en el Puente de Saavedra...



Bande d’annonce du film Cordero de Dios (2008) de Lucía Cedrón


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