>>Robert Castel au Salon 2009... Vidéo

19 mai 2009
Auteur(e) : 
Paris, mai 2009



Robert Castel est sociologue. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont, parmi les derniers, Les Métamorphoses de la question sociale (Fayard, 1995), Propriété privée, propriété sociale, propriété de soi (avec Claudine Haroche, Fayard, 2001), L’Insécurité sociale (Seuil/La République des Idées, 2003) et La Discrimination négative (Seuil/La République des Idées, 2007).

Jeudi 14 mai à 18h à la Cité des Arts

Mon quartier, ma crise, entre les deux rives


Castel Merklen Muñoz


Avec :

Denis Merklen est sociologue, enseignant-chercheur à l’Université Paris 7 Diderot et membre du Centre d’Études des Mouvements Sociaux (EHESS/CNRS). Ses recherches portent sur les classes populaires, leurs modes d’inscription collective, d’individuation et de socialisation politique. Il publie Du travailleur à l’habitant. Quand les classes populaires reprennent leurs quartiers aux éditions La Dispute (janvier 2009).

José Muñoz est un maître de la bande dessinée en noir et blanc, à l’instar d’Hugo Pratt ou Frank Miller. Son œuvre, difficilement dissociable de celle de son complice scénariste Carlos Sampayo est empreinte de sa culture argentine, du déracinement, de révolte, de luttes politiques, d’engagement, mais aussi de musique et de d’amour du dessin.

Rencontre animée par Jacques Munier.



Les mutations du travail ont des effets sociaux et anthropologiques très profonds. Elles bouleversent l’identité des individus et fragilisent la cohésion sociale. Comment doit se redéployer, dans ces conditions, l’État social ? Réformes libérales ou réformes de gauche ?

Comme toujours, dans ses analyses de la question sociale, l’auteur croise les regards et les interrogations. Il montre les conséquences diverses et multiples des transformations du travail, à la fois pour la vie des individus menacés de désaffiliation et pour la vie collective, la reconfiguration des rapports de classe, l’effritement de la propriété sociale. Partout naît et se renforce une insécurité sociale aux visages multiples, parfois contradictoires. Il faut donc repenser la protection sociale dans une « société des individus », ce qui contraint l’État à redéfinir son rôle et le droit du travail à redéfinir ses principes. Autrement dit, forcément intervient le politique. Mais dans quel sens ? Et d’abord, pourquoi choisir encore l’« État social » ?

Le parcours proposé par Robert Castel allie, comme toujours, limpidité et acuité du regard. Il s’apparente à un véritable « traité du social », repensé et actualisé pour répondre aux défis posés par la crise du travail et celle de l’État social qui en est la conséquence, dans une société de plus en plus individualisée.


Article tiré du site : http://www.ameriquelatine.msh-paris.fr
Rubrique:  Programme salon 2009