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>>CHRONIQUE POLITIQUE DU PEROU, JUILLET 2013



Paris, juillet 2013

GRANDES REFORMES INSTITUTIONNELLES, LUTTE ANTI-CORRUPTION ET RESISTANCES AUX CHANGEMENTS

Mariella Villasante Cervello

Au cours des derniers mois, le gouvernement s’est attaché à concrétiser une partie des grandes réformes institutionnelles promises par le président Humala en 2011. Elles concernent pour l’essentiel la réforme du cadre juridique qui régit l’emploi et le travail en général (Ley de servicio civil) et la restructuration du système universitaire (Ley de la universidad). Les changements allant dans le sens d’une modernisation jamais encore entreprise dans ces deux instances de la vie sociale de la société péruvienne, il n’est pas surprenant qu’ils suscitent de très fortes résistances. Celles-ci sont directement associées aux craintes d’un passage trop abrupt d’un système « traditionnel » de travail et d’études universitaires fondé sur le clientélisme, l’incompétence et la corruption, vers un système censé mettre en avant les mérites et les compétences, les sanctions et les promotions. Les réformes ne sont donc pas nécessairement populaires, alors même qu’elles représentent un pas un avant décisif pour l’amélioration des conditions de travail et d’études universitaires dans le pays.

Il reste cependant en suspens un thème très important, celui de l’application de la Loi de consultation préalable (Ley de consulta previa) promulguée le 6 septembre 2011 ; elle est destinée à garantir les droits des communautés indigènes sur leurs territoires et les protéger des projets d’exploitation minière, forestière ou pétrolière [voir la Chronique du Pérou de Janvier 2012].

Le gouvernement a entrepris également une grande campagne de lutte contre la corruption dans les milieux politiques (les anciens présidents García et Toledo, et la candidate Keiko Fujimori, qui ont été mis en examen pour enrichissement illicite) ; mais aussi contre la corruption ordinaire dans les milieux de la police et de l’armée. Deux évènements judiciaires de taille ont marqué cette période : le premier concerne la demande d’amnistie de l’ancien dictateur Alberto Fujimori qui a été reloiée par l2c4cteussion des grâces présidentielles et confirmée par le président Humala ; le second a trait à l’ancien dirigeant senderiste Eleuterio Flores Hala, « camarada Artemio », qui a été condamné à perpétuité.

D’autre part, plusieurs actions terroristes ont eu lieu dans la région des fleuves Apurímac, Ene et Mantaro (VRAEM), et dans la région de L2c4cnvención, dans le département de Cusco, où les néo senderistes dirigés par les frères Quispe Palomino étendent de plus en plus leurs opérations de collaboration avec les trafiquants de drogue. C’est dans ce contexte que les nouvelles routes d’acheminement de la cocaïne relient désormais le sud-est péruvien avec la Bolivie et le Brésil, d’où les cargaisons rejoignent l’Afrique occidentale et l’Europe. Enfin, l’élection du nouveau Défenseur du peuple et des membres du Tribunal constitutionnel par le 4cngrès est intervenue le 17 juillet … pour se voir immédiatement contestée. C’est un fait inédit qui ouvre une période de désordre institutionnel susceptible de mener à une nouvelle élection, comme le demandent les organisations de défense des droits humains, le président Humala, l’ancienne défenseure du Peuple Beatriz Merino, et une partie importante de la société civile du pays.

L2ccroissance se poursuit et les relations commerciales augmentent

Les estimations proposées en mai dernier par l2cBanque de crédit considéraient qu’au cours de cette année l2ccroissance économique devrait atteindre 6,3% du PIB grâce à une augmentation de 7,8% de la demande interne. Cette croissance est aussi associée à l’expansion du secteur de la construction (9,8%), suivi par les secteurs du commerce (6,7%), des services (6,5%), de l’électricité (6,3%) et des mines (6%). Dans le secteur des exportations non traditionnelles, celle qui concerne les produits textiles est affectée par une baisse de la demande des États-Unis, et du Venezuela. Les prix des exportations devraient toutefois s’améliorer au cours de l’année, notamment pour les produits miniers en raison des volumes exportés. De son côté, BBVA Research considère que la confiance des hommes d’affaires constituera un facteur clé pour les investissements et pour l’emploi. Les exportations devraient s’améliorer à partir de juillet grâce à l’augmentation de la production de cuivre dans les mines d’Antamina et d’Antapacay, ainsi que celle de la farine de poisson. L’inflation devrait se stabiliser à 2,4% cette année, un taux inférieur de celui de l’année 2012 (2,7%). Enfin, le dollar devrait baisser à 2,5 soles (actuellement le taux de change est de 2,7 soles pour 1 dollar) (La República du 10 mai 2013).

Les relations commerciales à l’international s’imposent toujours comme une priorité dans l’agenda du gouvernement. Le 23 avril, le président Humala a inauguré le Forum économique mondial régional pour l’Amérique latine, à Lima, auquel participaient plus de six cents hommes d’affaires et représentants des gouvernements, dont les présidents du Mexique (Enrique Peña Nieto) et du Panama (Riccardo Martinelli). Dans son discours, Humala a précisé que le Pérou tentait de construire un modèle économique équilibré, entre l’étatisme économique et le libéralisme extrême. La stabilité des investissements fut aussi soulignée comme un atout pour les entreprises mondiales et latino-américaines en particulier. Le président du Mexique a déclaré que l’Amérique latine avait cessé d’être un spectateur pour devenir un acteur de son propre développement. Le président du Panama a souligné de son côté que son gouvernement avait accordé la priorité aux investissements étatiques et à la construction d’infrastructures (un nouvel aéroport et l’extension du canal de Panama). Notons ici que le Mexique, le Panama et le Pérou appartiennent à l’Alliance du Pacifique (avec l’Équateur, l2c4clombie et le Chili), destinée à élargir les relations commerciales régionales et internationales ; dans ce contexte, Humala a rappelé que le Pérou était le premier exportateur d’asperges et de farine de poisson au monde (La República du 25 avril 2013).
Forum économique mondial régional pour l’Amérique latine, La República

L’ancien président Luis Ignacio Lula da Silva a visité le pays pour inaugurer, en compagnie du président Humala, le « Forum 10 ans d’alliance stratégique Brésil-Pérou » le 4 juin dernier. Le forum était organisé par l2c4hambre binationale de commerce et intégration Pérou-Brésil (CAPEBRAS), avec la participation de l’Association civile péruvienne d’entreprises liées au Brésil (Grupo Brasil), et l’Agence brésilienne de promotion des exportations et investissements (APEX-BRESIL). Depuis 2003, année de la signature de la ccnvention Brésil-Pérou par Lula, les relations avec le Brésil ont augmenté considérablement, notamment autour du pôle énergétique et de la construction de routes qui devront relier les 3 000 km de frontière commune. Les investissements brésiliens ont dépassé les 6 milliards de dollars, notamment dans le secteur minier. En 2012, les exportations brésiliennes ont atteint 2 410 millions de dollars, alors que les exportations du Pérou se sont établies à 1 280 millions de dollars. Enfin, Lula a été célébré comme « Hôte illustre » par l2cmaire de Lima, Susana Villarán, et fait Docteur honoris causa de l’Université San Marcos (La República du 5 juin 2013).
Le président Humala et son épouse reçoivent l’ancien président Lula da Silva, La República

Le président Humala a rencontré le président Obama le 11 juin à Washington ; il était accompagné de la nouvelle ministre des Relations extérieures, Eda Rivas, des ministres de la Défense (Cateriano) et dec4cteerce extérieur (José Silva). Les deux présidents ont abordé leurs stratégies communes de lutte contre le trafic de drogue et Obama a promis d’améliorer les soutiens déjà existants. Obama a félicité Humala pour les améliorations de la croissance et pour les programmes destinés à réduire la pauvreté et les inégalités dans le pays. Il s’est également engagé à intensifier les programmes de bourses éducatives, les échanges d’étudiants, et à soutenir la formation en sciences et technologies, ainsi que la sécurité citoyenne. Le journal Wall Street a qualifié le président Humala de « pragmatique et favorable au libre marché », ce qui semble rassurer ceux qui pensaient qu’il serait un nouveau Hugoc4hávez (La República du 12 juin 2013).
Les présidents Humala et Obama, La República

L2c« grande transformation » et les réformes de l’emploi et de l’éducation universitaire

Après une longue période de critiques, de droite comme de gauche, à propos de l’abandon de la feuille de route établie lors des élections de 2011, le président Ollanta Humala a réaffirmé le 2 mai dernier sa ferme intention de la mener à bien, notamment par le biais de réformes des structures de l’État, mais aussi par l’extension de travaux d’infrastructure routière, d’éducation, de santé et d’installation des services de base (eau, électricité) dans tout le pays. L2ccroissance importante qu’enregistre le pays (+6% du PIB), devra contribuer à éliminer la pauvreté et l’inégalité sociale. Et les programmes sociaux (retraites, bourses éducatives, crèches), continuent à être étendus dans le territoire national (La República du 2 mai 2013). Le bilan de ces avancées devra être effectué à la fin de cette année.
En fait, l2ccroissance économique n’a pas d’incidence réelle sur la pauvreté dans le pays (au Pérou, les personnes pauvres sont celles qui disposent de 100 dollars par mois, au-dessous de cette somme elles sont classées comme extrêmement pauvres). Selon les données présentées dans le rapport Chiffres de la pauvreté en 2012 de l’Institut national de statistique et d’informatique (INEI), la pauvreté concerne 53% de la population en zone rurale et 16,6% en zone urbaine. Sur le plan national, la pauvreté a légèrement diminué, elle est passée de 27,8% en 2011 à 25,8% en 2012 ; elle concerne donc 7,8 millions des Péruviens. L’extrême pauvreté touche 6% de la population (soit environ 1,8 millions de personnes), dont 19,7% en zone rurale et seulement 1,4% en zone urbaine.

Les départements les plus pauvres du pays sont : Apurímac (55,5%), Cajamarca (54,2%), Ayacucho (52,6%) ; la pauvreté a augmenté à Pasco (41,9%), La Libertad (30,6%), à Ancash (27,4%). Le président de la coteussion de concertation pour la lutte contre la pauvreté, Federico Arnillas, a déclaré que le gouvernement se devait de centrer son aide au développement dans les zones rurales qui sont les plus affectées par l2cpauvreté. De son côté, Javier Herrera, de l’IRD (Institut de recherche et développement, France), a précisé que sans les programmes sociaux (Juntos, Pensión 65, Cuna más, etc.), la pauvreté serait montée de 4 points en 2012 (La República du 9 mai 2013).
Taux de pauvreté au Pérou, 2012, La República

— La fracture entre le président Humala et les partis de gauche

La fracture entre le président et le parti Gana Perú qu’il a fondé, avec les dirigeants et les partis de la gauche s’est affirmée. On se souvient en effet que la prise de distance entre ceux qui ont fondé le front Ciudadanos por el cambio (en avril 2012) et le président Humala avait commencé en décembre 2011. A cette époque, le Premier ministre Salomón Lerner Guittis avait quitté le gouvernement parce qu’il ne partageait pas la politique de répression qu’on voulait imposer pour régler le conflit social lié au projet 4cnga, de l’entreprise Yanacocha, dans la région de Cajamarca [voir la Chronique du Pérou de Janvier 2012]. L’ancien militaire Oscar Valdés lui succéda jusqu’en juillet 2012, date à laquelle fut nommé Juan Jiménez Mayor, qui est toujours à son poste. Les six partis de gauche ont finalement créé le 22 juin 2013 un nouveau Front large de gauche (Frente amplio de izquierda, FAI), dont le but à court terme est la participation aux élections régionales de 2014 et aux présidentielles de 2016.
Frente amplio de izquierda. La República du 22 juin 2013

C’est un triste évènement qui a suscité ce nouveau rassemblement : le décès du député Javier Diez Canseco, le 4 mai dernier. Elu député en 1978, il laisse une image de probité et de droiture reconnue non seulement par ses amis mais par l’ensemble de la classe politique péruvienne.
Javier Diez Canseco, Archivos de La República

Le secrétaire général du FAI, Marco Arana (Tierra y libertad), a annoncé que le nouveau parti éait créé à la mémoire de Javier Diez Canseco et qu’au-delà des objectifs électoraux, ils souhaitent renouveler les idéaux de la gauche et susciter le soutien des mouvements régionaux et locaux du pays.

Que dire de ce nouveau groupe politique qui se place dans l’opposition au gouvernement de Humala malgré les liens qui les unissaient ? Il faut reconnaître qu’il possède le défaut majeur de ne pas compter de personnalité reconnue et respectée dans ses rangs, comme aurait pu l’être Diez Canseco. Même si certains dirigeants comme Carmela Sifuentes (secrétaire générale de la CGTP) et Julio Castro (secrétaire général du Parti socialiste) sont des personnages importants, ils n’ont pas de notoriété nationale. D’autre part, les six partis qui forment le front sont de taille restreinte et ils n’ont pas obtenu plus de 4% des voix lors des élections de 2011. Cela dit, il est possible que le front s’élargisse avec l’adhésion des déçus de Gana Perú et du parti de Toledo, Perú posible. Peut-être même avec certains militants de la droite traditionnelle, comme ceux du parti Action populaire, avec qui le FAI a formé une « bancada » au 4cngrès. Et on peut aussi espérer que, à défaut de gagner des élections, le FAI devienne un parti d’opposition sérieux, laissant enfin de côté les querelles internes et les luttes personnelles qui ont toujours caractérisé la gauche péruvienne. Les récentes déclarations du président Humala au journal espagnol El País (le 26 juin) ont rajouté du sel sur ses mauvaises relations avec les militants de gauche [Voir http://www.larepublica.pe/23-06-2013/hoy-ya-no-se-puede-hacer-invisibles-a-los-pobres-como-hace-50-anos]. Humala y a critiqué ouvertement les positions des anciens membres de gauche de son gouvernement, qui « n’ont même pas supporté six mois la charge de gouverner ». Plusieurs dirigeants du FAI se sont exprimés, traitant Humala de « menteur » et l’accusant de déloyauté envers les personnalités qui l’ont soutenu depuis 2005. L’ancien président du 4cngrès, proche de Humala, Daniel Abugattás, a déclaré que les cadres de gauche n’avaient pas de capacité de gestion et que leur travail avait été très médiocre, d’où leur mise à l’écart du gouvernement. Des accusations bien évidemment reloiées par les politiciens concernés qui soutiennent qu’ils se sont éloignés en raison du virage vers la droite néo libérale du président Humala [Voir http://www.larepublica.pe/27-06-2013/responden-a-humala-por-calificativos-a-la-izquierda].
En tout état de cause, les partisans du FAI ont commencé leurs activités politiques en participant au mouvement social contre la loi du Service civil organisée le 4 juillet dernier. Cela ne semble pas vraiment aller dans la direction du « progrès social », mais plutôt vers un refus de modernisation des structures étatiques péruviennes. Ce qui paraît pour le moins paradoxal.

— La loi du service civil

Après un long débat au 4cngrès, et avec les voix de Gana Perú, Perú posible, et certaines du Parti populaire chrétien, la loi de service civil a été approuvée qui transforme le régime de travail des fonctionnaires publics en mettant l’accent sur le mérite, les compétences et la formation continue. De telles dispositions sont censées mettre un terme au grand désordre et au système clientéliste qui caractérisent le système du travail public péruvien.

Une nouvelle entité, Autoridad nacional del servicio civil (SERVIR), va gérer ces changements. La loi, qui était débattue depuis le 9 janvier 2013, apporte plusieurs avantages aux travailleurs concernant les primes (pour la fête nationale et la nouvelle année) et les compensations de temps de service. Elle fixe également l’âge de départ à la retraite volontaire à 65 ans pour les hommes et à 60 ans pour les femmes ; en outre, les services étatiques devront publier avant le 31 décembre de chaque année leurs objectifs institutionnels et les indicateurs relatifs aux évaluations des fonctionnaires pour l’année fiscale à venir. En effet, les fonctionnaires recevront des formations soumises à une évaluation annuelle ; si cette dernière n’est pas passée avec succès pendant deux années consécutives, le fonctionnaire sera renvoyé. Parallèlement, c’est sur la base de ces évaluations que se feront les promotions. Le changement de régime de travail est volontaire, tous ceux qui le désirent pourront rester dans les anciens régimes (Décret-loi 276 et décret-loi 728), mais ils ne pourront pas bénéficier des améliorations des conditions de travail de la nouvelle loi. Enfin, suivant l2c4cnstitution, le changement de régime n’aura pas d’effet rétroactif ; lors du passage au nouveau régime, le fonctionnaire reçoit une rémunération correspondant à son régime antérieur, et commence à recevoir les bénéfices du nouveau régime après un mois de travail (La República des 3 et 6 juillet 2013).

Les opposants à la loi, que ce soient des partis (apristes, fujimoristes, gauche) ou des fonctionnaires, se concentrent sur l’idée qu’elle ouvre la possibilité légale à des renvois massifs de fonctionnaires, même si aucune disposition n’y fait allusion. Comme l’a noté le journaliste Rider Bendezú, la clé pour comprendre cette situation est l’expérience des renvois massifs qu’a connue l’administration publique au cours du régime de Fujimori. Cette expérience se présente donc comme un précédent négatif pour la loi actuelle, même s’il n’y a aucun lien entre les deux faits. Mario Huamán, secrétaire général de la CGTP, a ainsi déclaré qu’à « travers les évaluations, on menace de renvoyer des milliers de travailleurs, rappelons-nous que pendant les années 1990, on a renvoyé plus de 300 000 travailleurs grâce aux évaluations. » [Voir http://www.larepublica.pe/03-07-2013/ley-del-servicio-civil-realmente-habra-despidos-masivos].

La manifestation du 4 juillet contre la loi du service civil et contre la loi universitaire, encore en discussion dans la 4cteussion d’éducation du 4cngrès, a provoqué des affrontements assez forts entre les travailleurs, les étudiants et les forces de l’ordre à Lima ; mais aussi dans les principales villes du pays, dont Arequipa, Iquitos, Cusco et Chiclayo. Le premier ministre, Juan Jiménez, a lancé un appel au calme, priant les représentants syndicaux de le contacter, et accusant également les partis apriste et fujimoriste de contribuer à la campagne de désinformation et d’intoxication sur les changements juridiques. Les ouvriers de la construction se sont montrés particulièrement violents, lançant des pierres et des bâtons contre les policiers qui ont répondu avec des gaz lacrymogènes et des balles de caoutchouc. Fort heureusement aucun mort ni blessé n’ont été à déplorer. Les syndicats ont annoncé une grève nationale pour la fête nationale du 28 juillet.
Manifestation au centre Lima contre la Loi du service civil et la Loi universitaire. La República du 7 juillet 2013

Le président Humala a lancé, lui aussi, un appel au calme et a invité les représentants syndicaux à discuter avec lui sur les lois en question. Il a précisé que ces réformes étaient cruciales au moment où le pays augmentait sa productivité et avait besoin de services de qualité. Pour concrétiser la loi SERVIR, le gouvernement devra débourser près de 3 milliards de soles (un milliard d’euros) dans la progression des salaires, la formation des fonctionnaires et les offres d’amélioration de carrière. Humala a ccnvenu que « les changements peuvent générer de l’inquiétude » mais il a assuré que son gouvernement agissait de bonne foi et pour le bien du pays ; il a signalé également qu’une grande campagne serait lancée rapidement afin d’apaiser les craintes et expliciter le contenu de la loi du service civil. Mario Huamán, secrétaire de la CGTP, et Winston Huamán, secrétaire général de la Confédération inter-sectorielle des travailleurs étatiques (CITE), ont annoncé qu’ils étaient disposés au dialogue avec le président, saluant l’initiative présidentielle pour « comprendre si nous sommes dans l’erreur ou non » (La República du 7 juillet 2013). De fait, les explications et la campagne nationale autour du contenu de cette loi auraient dû précéder l2cphase de vote qui a surpris tout le monde.

— La Loi universitaire : une contestation déplacée

Le projet de loi universitaire tente de modifier le cadre institutionnel qui régit les études universitaires dans le pays et qui sont, elles aussi, fondés sur le clientélisme, la corruption dans les relations entre étudiants et enseignants, et au sein même des autorités académiques. Autant de raisons qui expliquent le très bas niveau éducatif, le manque d’exigences académiques et l’inexistence d’un cadre propice à la recherche et aux publications.

Les étudiants contestent ce projet de loi avec des arguments déplacés. Pour les syndicats d’étudiants universitaires, la nouvelle loi pourrait mettre en danger l’autonomie de l’université dans la mesure où l’Assemblée de recteurs (ANR) serait dissoute et remplacée par l2cSuperintendencia nacional de l2ceducación universitaria. Carlos Mora, président de la 4cteussion d’éducation du 4cngrès, a accusé les recteurs de manipuler les étudiants afin de conserver leurs postes et l’ANR. Pour Orlando Velásquez, président de l’ANR, la loi représente une ingérence absurde du pouvoir politique. Enfin, les étudiants considèrent que l’organisme de contrôle étatique de l’université, chargé de la surveillance de la qualité académique et du contrôle des ressources financières, serait très dangereux en raison de sa composition. La nouvelle instance qui devra gérer les universités comprendra en effet neuf membres représentant le ministère de l’Éducation, le CEPLAN, le CONCYTEC, deux représentants des universités publiques et deux des universités privées, un membre des collèges professionnels, et un membre du monde des entreprises. Or, les étudiants ne comprennent pas comment va être choisi ce dernier, et encore moins comment un représentant du milieu d’affaires (qui défend « par principe » la privatisation de l’éducation) pourrait faire partie d’une instance censée privilégier l’éducation publique.

La deuxième source de contestation concerne l’élection des recteurs et des deux vice-recteurs (l’un académique et l’autre de recherche). Actuellement, l’assemblée universitaire de chaque université est chargée d’élire ces responsables pour un mandat de 5 ans. Désormais, le vote serait élargi : les professeurs titulaires disposeraient des deux tiers de voix et les étudiants du tiers restant. Les étudiants s’y opposent demandant que le vote soit paritaire, professeurs et étudiants se répartissant les votes à parts égales.

Le troisième problème est celui des ressources pour la recherche, qui ne sont pas clairement définies dans le projet de loi. [Voir http://www.larepublica.pe/04-07-2013/ley-universitaria-claves-para-entender-por-que-estudiantes-la-rechazan]. En réalité les contestations des universitaires semblent plutôt guidées par les peurs du changement que par une lecture attentive du projet de loi en cours. Il y a certainement des points à améliorer ou à mieux préciser, mais on peut s’étonner du manque de réactions sur des dispositions visant à protéger les jeunes vis-à-vis de la propagande du groupe néo senderiste MOVADEF qui s’est considérablement étendu dans les universités publiques depuis 2009 [voir la Chronique d’octobre 2012]. En effet, l’article 10 du projet de loi stipule que les locaux universitaires doivent être utilisés exclusivement à des fins éducatives et qu’ils dépendent de l’autorité universitaire ; si celle-ci le juge nécessaire, elle peut faire appel aux forces de l’ordre, qui par ailleurs n’entreront dans l’enceinte universitaire qu’avec un mandat du ministère public. L’article 13 dispose qu’un contrôle strict devra présider à la sélection du personnel en excluant notamment les personnes qui ont été accusées de crime de terrorisme. Les dispositions concernant les titres et les grades vont dans le sens de l’amélioration de la qualité de la formation ; ainsi, alors que de nos jours un grand désordre règne dans les critères d’acquisition des titres universitaires, le projet de loi stipule l’obligation des mémoires de fin d’études — bachillerato (10 semestres après le collège), licence, master (4 semestres) et doctorat (6 semestres). Ainsi que des langues étrangères pour l’obtention de la licence, du master et du doctorat (deux langues). Enfin, les ressources pour la recherche sont clairement annoncées dans le chapitre 44 ; elles proviendront des taxes sur les machines à jeux (10%) et des redevances minières (1%) ; en dehors d’autres sources, dont celles que peuvent fournir les universités elles-mêmes. Enfin, la présence d’un homme d’affaires dans l’instance de contrôle universitaire est liée à l’objectif de former des jeunes susceptibles de travailler dans les secteurs économiques les plus développés au pays ; mais aussi de soutenir la création de micro-entreprises étudiantes (chapitre 47), et centres de production de biens et de services dont les bénéfices seraient destinés à la recherche (chapitre 49).

En résumé, les contestations contre la loi de service civil et le projet de loi universitaire semblent ne s’appuyer sur aucune base rigoureuse, elles expriment plutôt la peur du changement, l2ccrainte de devoir faire des efforts réels pour améliorer la qualité du travail de la fonction publique, et les exigences d’un monde universitaire régi autant par la qualité de la formation, que par la maîtrise des langues, et par les possibilités de rentabilité à court terme, à la fois sur le plan individuel et institutionnel. Le politologue Martín Tanaka a émis l’idée que les réformes proposées par le gouvernement devaient « assumer l’existence de règles informelles » car au Pérou « nous avons une longue histoire liée à la difficulté d’introduire des critères modernes et libéraux dans des contextes régis par d’autres types d’ordres traditionnalistes. » (La República du 7 juillet 2013). Des idées fort surprenantes venant d’un universitaire dont les opinions sont très écouiées. Comment imaginer en effet que la modernisation, c’est-à-dire l’amélioration des systèmes sociaux en vue d’une meilleure efficacité et compétence en matière de gestion, puisse tenir compte des systèmes anciens et caducs qu’on tente, justement, de faire disparaître ? Cela n’est simplement pas pertinent et reflète, à mon sens, la réelle difficulté des universitaires— sans rien dire des étudiants et des fonctionnaires —, à considérer que les changements sont indispensables dans un pays qui prétend amorcer le passage de pays du « tiers-monde » vers celui (espérons-le) de « pays émergent ». Ce changement impliquera certainement des réajustements importants, tant sur la manière de concevoir la valeur véritable de la formation universitaire dans un pays qui manque plutôt de techniciens, que sur la manière de concevoir un service public neutre et performant. Mais il faudra bien commencer un jour au risque de s’apercevoir que la croissance seule ne mène nulle part si elle ne peut compter sur des professionnels compétitifs (ne serait-ce que sur le plan latino-américain) et une administration digne de ce nom.

— Lutte contre la corruption et l’insécurité

Malgré ses erreurs et ses manquements, l’administration actuelle a reconnu que la corruption et l’insécurité posent de graves problèmes au pays. Pour mieux organiser la lutte contre ces plaies parmi les diverses instances gouvernementales, le premier ministre Jiménez a créé un 4cnseil national de sécurité citoyenne (CONASEC) dont il a pris la présidence le 12 juillet. Cette nouvelle instance est composée de dix ministres, de titulaires du Pouvoir judiciaire, du Ministère public, mais aussi de maires, ojet dprésidents e l2ceducet lgniversité02013 <08asur .
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La República

Javie7;effet r univcues dahingtoón universitaria. Javie.rEe dng coso8217s lars. Emélnm é,àtantpéou d6 angues étrangései7;a sd elluant notamm(ns de 5cete dueon e2 bâtons coges profnssion t&#éntabiséutenirlles locaues te dui, usées de cmatio lutte contre loutenu depuon du lcontcenu depucishttp://wtag/a y aioiantes-la-rechazan" class=r http://wtag/a y aioa-despidos-masiv o8217s las bienistrèsouvernemen,eriste MOVADEattásdqui eav stc, Alfredo CdR,rôle ueais aussi ;». Pministr la proauet 2t les la Cdet l&# lc gest, le FAI ce nouveaule prodepuis 2009 [partageait Taux de pFéjuridsect3] dlois reçdereux élnm sourcrsitairers dime au g uevéqui estiivers caracre unéaire tenfujimpou dloipu171ontcexprineairemenes̵navour la Cté e2,roùcn atce centacter, et aAbimasitGuzmán, proche de Humala, Orlando (Fetonsanoénérale de la CGTP) et Orlando (eeu0esfouvoiRTA)ésidents e l2ceduille">La República

8 juillet.
10_A y aio_y_CdR_Loi_service_civil.jpg' width='300' height='180' alt="" style='height:180px;width:300px;' clA y aio,7% ei eav stc CdR,r, Archivos de La Repúblstrongs exppluu dl&#o8217sem123uant notammonnes qui onusées de cmles persxppluu clairemenesanacochau Altn seté egane ncajama,7% Monzónverner &qui par aillbs au es personnes cauese parqu’rétees. Co;; sé qus rnerhe pém17;on te succces étaux éeuros)conseble, et cmes (pourstioaugérence , Ncccy Oiongónnérale de la CGTP) et Martín Tersonnes qussi dee Fre tenerait d il a i ecs laad"lA y aio,éforése». P,ions Acoonio,s de la propagande du grou»écéformespfrntrodQuangeairemenesanacochau VRAEM traditêmement paarrièrnée) et téléph 2009 côté lmepaus réforme d étatp nei-ntre lles IVINESP),/a>]. La8epúbliicence18República,r, Archivos dEliosedesiospip">La8epúbliect3] ">La República

Martít de faut reconnriste MOonnepe=dusé leésenent être i ecsé les sladelinée) et tencequi onMpoíiqMudianzaice à l2cedCoiscasie de conntndeécisé que , Archivos d( (La24epúbliect3 et 6 juillet 2pagnol E,enese;; ssil̵, oret fpépour mes (pournles -se-au calmr et d stipuent les e de e peuirlles locainisthapitre 4dées poure de d L2ume,tion e, dReureuinisthaú posibee pu notammàa CGTangane jamat o gaut la prodese;; ssilásquevcéforté le journaliste Martí-se-aaersité esubdidad), Leu tion as partainsselui (espérons-lCacexille « baoùourcement setéernie, ont drlles loca persortut Hatiouu calmrées u dans leattue deireChroniqu1983 gautue.
Leu -se-au fules exps contLos Ctbdont Até d21, président eéièreér meillenesane derllme est(CVR)bugattnila y#171; assumer l&#fellesucialt drlles locabrûlnitilite, a davpitre se pu notammext deépériettucidminist>s)i ctioons conffe ses man atjoumonnes qursité esuet coe sere#8217;élire asetu oiammàaLos Ctbdontrôle ae de rechere du projetL21, oret fpépour enderiste MOonnepe=d ecsé Los Ctbdontr avaes e aiHumal qces d CGTangale voulntu vue coscittéernge) sone se pu notammnt des formnesd L2ume,appelons-ne unées poure tion deident d titreutété un remeou libéraux,ernipor eement. Le 23 avd’éducVídu m Isès, ouvelicatéi onMpoisol 7,ieVelásquezJuliérale de la CGTP) et Daniel Abuglásquevcà#171; -201rendrreet devra mettaa davpitres univereprésésiL21Hoy daésident dàaLos Ctbdont. Isèscationeulel&#ncontré187;anièrevoidula retrlarti éait critreutété istes. » (La24epor eemnce19nMinversir 27epúbliect3 eduille">La República

8 juillet.
11_Vi_du m_Isès_a_Los_Ctbdont.Loi_service_civil.jpg' width='300' height='180' alt="" style='height:180px;width:300px;' clVídu m IsèsdàaLos Ctbdont.t 6 juilletDon univgeprispeu ti ursa lancis 200drlles lodé&nba%tés polié
Les="spip">Ronusées de cmaa une bv%tésdrrégdxeident d titreutété ntanta ̵drlles lodd s, licsCe g Carltion as partainsseluiTeniz&érait élant d tae général du FAI, Carlms lodd sChuschi,matio onistèapitr pu notam,mstemenuclaité er pend1 dloils daer une bv%tésdrr, ont baicendicatyeprésidmstean fins éducatisa prodreçde et les forcesdong>, a pluu r,tion et paarrulté dànta R, très dan, les et 2012enslars. Emélnm é,àt14 rnes ei. ès denLammvruvejeunes xpérivoir me prone bs étuddé de ge pays&expatireprésé de ges spiReeiaáe étude&nbnne. Le % dairessance , ins éducatisftllrésiurs tre régs de caapeu0esfmiqenta R, ;un uni tim qu&# suón universitaria. Daniel Abent0esfi’re étreurs eproche de Humala, Orlando (Eementacolioonctet les ff pourront popéLes récele de la CGTP) et Daniel (Tnucnoénstes. » (La21ipor el ca> dut 6 jui 8 juillet.
12_Teniz, Archivos de La RepúblEnupúbl,rmses man du e=duséédecnierre la p17;avec un mandat dbugattnila y#1e de sacla liprésdernes epeu0r urs;acctidjeunes vvimer l&#LexMarne jamat ou à bien,, et c0r urs groudl ux de pS/spior Lua conrésidmattue dee988ont ét0ormpensa23uant notammles pers> 13_Viutété _d_un_de sacla_nde du gro_a_La_Mar.Loi_service_civil.jpg' width='300' height='180' alt="" style='height:180px;width:300px;' clVeutété ntet les exige sacla nde du grouà#LexMarnetes. » (La17epúbliect3t 6 juillet 2pcsé e général du FAI, Martíonet la ntet les nt paexnmiséutele loi. E oret fpépour mes (pour7;effet de travation. I="sp;uncontre de contee de sacla noa62eité)as. liprésdéformenu depue s&humaO4 roûn e985e tionone ueais aussi ;onnes ,rmenu depuis 200reprtort suón universitaria. Daniel Abugpersxppluu aité eitée09. Ser levcèioôle du projetLe 8amaOrlando (Ian indire 4déminisrre la , IDL)AbugattásLa8 ca des 3 et 6 juilletités ele. ceatème de contee csé leee sCe luléu[m ll la noa10 contestations de partas res typ>LaGla proCo1ina,u»écéforón universitaria. En insispip">Juliéraéforours du nrnier92]nt les nssméprofnses bénnivcues d, le de la CGTP) et Mart la noutRaillenffe ses man du e=ctérisé laEnfin, laanthque eogusrre la aste de la CGTP) et La12 ca des 3 et 6 juille ce nom.

Martt 6 juillet enu depuis 200. Le 23 avA lgnGarcíset iRA) ddantpolicirn. I="sp;res p e dinuritésouvernemenrreenesuiir péérisé la, ;un ucexie#8217;éibilites univede sacla noats s-dix-huitt. ès dfirmme d’affaîutionnEl F, maór, ont 18eon e9epúblie9867;effet iremenestères de caarbitrs lodd s. ès dfirmmeede au dntextes régis p;un homme e suc neutrrliques depuis 2009 [partageait fin, laAor el ca>spidos-masiv Uang12 juillesouvernemerôle apmenuche pém17;o gaut2amaDaniel Abé&nba%liprésdees o étéioip">n dexie duestration pdqui esatiodeponsab de s une baia.
ns covicéformenu depuv stcodté le journaliste Daniel (Ation cionae 4déminisra sd lnt oon-201nnt A iRODEH),utele loi. E oret fpépour mes (pour7;effet onnriste MOaget l&# éntabis csinGarcísesp;» la corrumxleslités ut la proé&n,ée rapideme devCe o, lrenvois u rectgimepersenuniversidiste MOager=dusé leésenen dangent pourronélétisrnemenrvra prévesfins éducatisa%liprésé un 7 juillet 20o étéioité amg clarodr su F,uiso rechegueuélays.les u&#, a ainsi d> ns co, très dan, les et 2012tas reu Serre l&sae 4déminisra s ss de d-201niedaducs surprenants jurorése&guesrmébépou dloirformanenquatis. Con se sontelle ned),uôa p17;avec uire, r;a noté le journaliste Daniel Abé&fe ses manént lent angues étrangreu Serresiment la pre tios les res#8217;éibiliteenGarcíse au dstrèsun homm. Gldu sCe oaer une bv%ettubtère. Humlenu depuis 200. Le 23 avtanta C président eéièreér me, le de la CGTP) et Daniel AbndantEmé du 4cà bien,fujimpouté de la form. Humlenu depe de la formatnressur le planoté le journaliste Daniel é&nba%ttatideil n&vrde techni parliquas &#stes. » (La2aman Teja arlé é&nb pedétdentainier. Cuet co>Orlando Vetainellpourstiore ine 9 janistrèen env(indre 6,3%senongde ltitution,nesanutair)enGarcísenetpoliciitxp7;ontipuens de cn,erinon=dusé leésensarcssts unzce àrtre, léont étens de cne tecse éHumalaposés ; sainioet téléph 2009 izce àce projehmprendrd’uncontsaste de la CGTP) et Mart lGTPimpoontipueréation de Businpés Teackzce Gldbtc CST, reche;uncegueuéesversitpolicsrrsit sourcs de cnerruptiritcà#s dananiiernieaysmoéibiete e pr sés étuds étrangrccssient de la 4;uni217;oins éducatisa prodà ljuin)ses xpérysmeuélireeoducauinipEnfin, laai71;&ron&nbpdqui ed et é e à l’écartLfoliprésidenter une bv%3% dare deipule l&#oui eponsables 120, alorsion, pu explicitert si exrs coenc&guesrmm87;. Ce es publics enis 200. Le 23 arat (deux l,nivcues datanta n;trav,rroseiPeláieVeatubtère.lg uevée-juin)claoduniss lodd sGarcís,sonnel en eLa 4iett5é eitée 3 et 6 juille enu depuis 200. Le 23 avA ejabsp; Tarlclarun, maourl&nba qui sux emid&#enuexnm iEneenesuiir péérisé lai la cn seHumalale des rmm8posésiaductairmèces de lau rectip">&jimitéss explicatio'' />La República

Lammon du malsées detencernaneo lutte contre lvote seosonnelles raisoe Sudtion universitaireuittnesanioe E olhCGTayo-S17 F,uisisg choisabandéndenta ;à &#uxcxpli il a comités3 h d&#s posés18es susceptbsp;ae unire apv&vrdcedCouxre&neus ceuanlâchéerato (1uet coe seip">&aertaivs dRRinioe crnes vis-à-visnde du groont étt faire appel aux forcesarrivs étudpeu ato (17% enoh d&ts étudàa foli deno7;effet is ausold l21eus ceuélirs jetLe 22nol E,ei ed cs jurts epeu0rrmpetèmeé2citutiérdbt8217;estctés publ epeuingén omine tecforcesdon (espérons-lGabairl#171; b,mlenu depe odespfrntrodQuange,airemenestaci autant Villa Víi71; ( (Rosende du gro nque smatièr du p11,bdire l&# ’élargie s&hs pormatrineairemeneont que pendaont lesei sentextes régo-déminisra sPrymai ae -nLes6 sou7;ea biens et duesles -sutété ncrises&exersea croisvolèo du Servsdéfor (espérons-lrose; tiers-mondeta C lombi&hs pormBolivieaàrtés pment flruvetEe sé (Mart">La República

D rapideme devscittéernge) sonlntu vue rhe pém17;oairement aadre lecturé que Ronusées de cm(DIRCOTE),,nesntre la7), e;ieairemenesanacochaoisvalléx dn deflruveétApurímac,tEe s7% M, lep; (VRAEM)otures dutue. efnioetvote seraaàverneésenanlieeneszoarnnt Villa Víi71; à S17 F,uisisg ssaiSaal82,rtièr At, lyaooncti B' />uté de lalaesatiodenanlieeneszoarnnt S17 Acoonio à S17 F,uisisg pS/pahaé, At, lyaooncti B' />u#stes. » (La26ipor el ca> didos- u 28 juillet.
14_Rnioet_ntre loLoi_service_civil.jpg' wid99='300' height='180' alt=99 style='height:180px;width:300px;' clRnioet neenesntre l,r
, Archivos de La Repúb Uangtèapisanioe on,nesntre la7), e;ieaau VRAEM été a;ieaà bie Lanacochaott fêtion,Cusg ,airemeneszoarnnt K/pashiato,ursité esucidminiôle aehemisée-mondeta v;abanderCusg hs pormBolivieorieK/pashiato,ue okiloe adia báss=" donc stínaesa ford 1 500 do11,mm, àrCusg h elcoûtut2a500 do11,mm, hoisimBoliviea ele pare patڲenvoydo11,mmrtLfozoarnnt K/pashiatoeriste MOVADEile instula a des réajuesthapie adend amornesntre l,ra>]. lc gajueièr (hapi&ron aux effe ses manôxploilégier on azmarché&nbs resrd n se sontèr il a se a;bdeeeO de la risé a Comment imagie 9ipor el cam, ux ece deno-nde du grou»éicéforGabairl,mlenu depe odespfrntrodQuange,aa prodàrèr duotnd a36es susceptbsp;e de réation de SkremkaooncC dp">ucciereoduirup_ousmatièr neont prodtèreséscumaO4 ror elato (10la corrupspive pour lWélargie s&hiques depuis 2009 [dusé itée 2] gautO5é ei, ux ece deno-nde du grouôle d l c àrK/pashiatoecriseoruvresiàvreté touche 6%osité esubg clne, ànestaci autalaesa01niervelle lemelle duevdenasé a uttae chnda ̵drlles lodd sYdont oductiK/pashiato,us languoet need étatponctet les réation d Tea a. L2cddirdd sGaeruel Perú (TGP)ésideffet na les pàe ses man ttae cprlt drlles locaep">e obuscuma6sé itva être à Eae uatrVeládevra K/pashiatoou deriste MOagedenitmes sociaux ebavurcprlt drlles locaé&nbavré ceuélirs e au dstobuscneufuant notammins éducatitún deosées detenedCoisufrontent_16nasssétudàaRoseturé que sCarlts laad"lrlga,sonnes quset les nt panesn,187;. Pe#8217 csl dei touc locaé&nbemioctrintilite, enf voix d’affaidé eogusrdusé2013)de du groué (La República

L Les="spip">Ronusées de cmirement VRAEM, qe provmant. Mays int êRond et éées par xCusg ,asai la suittcrisen fone serestenceecrsitairervice civil etip">&omondé gautuéclaodsupr fon004repub-DEa éaese Comment imagie popéLes réceirlles locairemenesanacoch d, maiext deépé,s paraim qu&ées paunial6 n étt faireie s& dire dnme d étatpmes (pourVevelle loieraRaiiritcité am qu&ées paip"joint n étt faireie s& orippce céeala públ,rm;universieouvessposefforts réeleorer la quses man du e=e">Rose plaies parmi les dd eloys). endronnuséeais le I="spzoarnenn ns covcéformesptat decmes (pourstioe cpartis apri) qe prangose imagie pirlles locauesdes bâtons cons maiexempcctidjees#8217;éibilitpépour eorsins éducatisuélirsétudouetu ;oairement aadre lWélargict si Cssées par x l dataquesedCoLa República

Lses man l2aiourc &#s minisiment veau Dceuversen ons desu Tejimpoud dp"indidene,lvote serlibérstes réceicaLa República

EComment,istrè l2aioursisu rere enû upspive irernipor el ca1iquesn e#enRepública,rato (1atio (espérons-ldee Ftres drègles informd dexonsidatd tion denguoet e">Rosetat decpartageainedCp">&aer17;estàe Les opmenu dep l2aiourcriste MOVADEen ernennbtac,ít de t partas xonsidatd,tion iste MOVabande prodrsitatutividt 201. B. Man éc,t pelrenvoisynt prodspiste MOuno-ndunt aansidatersin, les rDeminioríique sysebloele. cp">&ade l l&# ̵vel8217; nhtbdou,llenrtInnriste MOaget l&proche de Humala, Carltioénezlè retrlartaerir l&#Lima, i et et cPerú nguitutionnTarlcl, qe pVADEile Ce ées au dte sucun homme e suc neutrrl(ftère). enge)luuquiangues étrangldpcripule l&#oui et et ca àfujimpouda créé un 4rè l2aiours,ta progrsplLuégontelé ula aelásquezproche de Humala, Juliéraoeuram;aba, sierours du t prod éahplicitermes (pours cpéérisé la)etPontre cesxonsidatd é7;onti TejimpoudC dp"indidene,l,t peyter u lieurtis apris, le de la CGTP) et Martges profuis 200uv stc derours du em é le journaliste Daniel Abndutère.éforouerzeté toucr.aSinsamositiv) pourrenu depe octbdnde désinforuv stcsdspéénéralasairemenesdéminisra s ant notammonnes qui onu lutte contre ls,e e suc neutrrle cdnb paréalité les ss de d-201nie dlois d mindusours du odun seton,états,rmenu depuis 200gére rlale de la CGTP) et Juliérale de la CGTP) et Martges pd mind ae de recheremenu depuis 200né de la noaua S17;édAlejabsp; Agúblega qe pVADEuon du sité esuet cotés polié
étrangreu Serredu amop;sladelinée) et tencequioruvresescéforours du nt pourront que pendaet 6 juille Orraire apeu0ansidaters nour la eraitsssétudgimer e riibliqué lee vbrs c dua012tas n écoéléinsta loca perTersoa y liué lèment débutama&a-0ansidata-pb. L-frelessiantes-la-rechazan"r class="spi href="http://w13.larepubladocuman-los-ccs de cati coos-cp">&a-0ansidata-pb. L-frelessa-de, Rosetat dec[GanacPerú,rouerzeté toucriettPerú nguitut]riett peat une bv%àiFrelessilleséSinsame 4dérésidene, gaenu depuis 20nues minisimeent veau DcBeaniiz Meoino,eà 60 o contr ernles o s#8ediéoies universit,iseidetère.leranne. Les récen àfracture entrosanelaméopène na qui snesdérésident e d apeuant not) sonx éérst jetL7;élargictrsitD minisiment veau Dcéforupsademem é le journaliste Daniel Abé&nbjouitmes sociaux eexesabaDaniel aiérale de la CGTP) et Mart l7; a érésideneériettanedte sucégis pé7;onste de la CGTP) et Juliérale de la CGTP) et Mart l7; aerne de llesnguoet àanesn,ngosiiourc &#os17;édsidos-masiv Le 24epúbblicementos17;éd er éaes edu changlai71matjours cofin, laann rectltrè l2aioursi>La17epúbblicat de bolanguoet neeD minisiment veau Dc(1),versen ons despanesBdans usthapas idjeeée deDc(3)ceuversen ons desu Tejimpoud dp"indidene,l (6)etAuet ve l,íSinsamt prodenvoy6 sesdérésidentdu ce-icil. UangliprésidentspéénéreprovmanEmé du ectln&nbpdqrnes vchanierre islatersiunfnses bénnivcclsus 15_M Sef_ip">&#_DP_et_TC.Loi_service_civil.jpg' width='300' height='180' alt="" style='height:180px;width:300px;' clM Sefrstes réoip">Rtaire e l2aiourc &#s minisiment veau Dceuvlrsen ons desu Tejimpoud dp"indidene,l,sl eO7amaLa República

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