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>>Selkirk. Le véritable Robinson Crusoé

Paris, janvier 2013



A partir du 9 janvier 2013 sera donné en France le premier film long métrage d’animation uruguayen. Réalisé par Walter Tournier, spécialisé dans le développement de la technique d’animation en stop motion, il traite avec enthousiasme de l’aventure du vrai Robinson Crusoé, Alexander Silkirk (1679-1721), qui inspira Daniel Defoe en 1719.



Selkirk, un jeune corsaire écossais indiscipliné, mais disposant de cartes sur les aspérités du passage du Cap Horn, parvient à embarquer comme pilote sur le navire "L’Espérance" commandé par l’infâme capitaine Bullock. Après avoir essuyé une énorme tempête lors du passage vers le Pacifique, il est lâchement abandonné sur une île déserte par le capitaine et l’équipage venus faire de l’eau.



Le jeune corsaire met évidemment du temps à trouver sa place dans cette île qui lui semble d’abord dépourvue de tout. Et puis la compagnie de quelques animaux, des artefacts récupérés au hasard, son ingéniosité, les ressources végétales et faunistiques, lui permettent une adaptation progressive à l’environnement, et à sa condition de naufragé. Le voilà peu à peu contraint de revoir son système de valeurs. La chasse aux trésors qui paraissait motiver sa vie se dissipe dans une perception du monde tournée vers l’autre, et une réorganisation de sa personnalité. Au bout du compte, comme le dit W. Tournier le réalisateur, pour lui "la plus grande des richesses est de croire en soi", et il va jusqu’à laisser derrière lui sur "son" île le trésor qu’il avait fini par y découvrir.

Trois grandes parties dans ce film au rythme parfaitement soutenu : les scènes de port, la vie sur le bateau, et bien sûr les mois passés en solitaire. Trois pays ont participé à la réalisation et au financement de l’œuvre, l’Uruguay pour la conception et l’animation, le Chili pour les décors, et l’Argentine pour le son et la post-synchronisation. Notons que le doublage en français est une réussite, et que les enfants devraient trouver leur compte à cette vision renouvelée de l’homme solitaire, contraint de se détacher des idées de grandeur et de lucre.

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