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>>Mort d’Ernesto Sábato, un classique de la littérature argentine.

Santos Lugares (province de Buenos Aires), 30 avril 2011



L’écrivain argentin Ernesto Sábato est mort, samedi 30 avril, dans la localité de Santos Lugares (province de Buenos Aires), alors qu’il allait avoir bientôt 100 ans.

Il est l’auteur d’une trilogie qui s’ouvre avec Le tunnel, roman d’un existentialisme très noir, publié en 1948. Suivront Héros et tombes en 1961, qui a un grand retentissement international, et L’ange des ténèbres en 1974.
Figure majeure de la littérature hispanique, il a reçu en 1984 le prix Cervantes pour l’ensemble de son œuvre.



Après le coup d’État de 1976, il est un des premiers à dénoncer les crimes de la dictature. Son prestige lui permet sans doute d’éviter le sort de beaucoup d’autres intellectuels contraints à l’exil, emprisonnés ou assassinés. Au retour de la démocratie, le président Raúl Alfonsín le nomme à la tête de la Commission nationale sur les disparitions de personnes (Conadep), dont le rapport, Nunca más (Jamais plus), dresse une liste de 8 900 victimes et démonte la machine à tuer mise en place par la junte militaire.

Extrait du Nunca más par Ernesto Sábato




Belle et juste chronique de Philippe Meyer du 2.05.11 sur France Culture


Extrait : Mi padre documentaire réalisé par Mario Sábato (son fils).



Juan Pablo Castel, un peintre, tente d’expliquer la logique insensée qui l’a conduit, presque malgré lui, à assassiner la femme qui était devenue sa seule raison de vivre.
Par-delà l’intrigue policière et le drame de la jalousie, ce roman est l’illustration de la solitude consubstantielle de l’homme moderne. A sa parution, en 1948, Le Tunnel fut salué comme un chef-d’œuvre par Albert Camus et Graham Greene. Il est demeuré, à ce jour, l’un des plus grands romans de la littérature latino-américaine.



« Martín s’arrêta. Son coeur battait à grands coups. La jeune fille s’avança. Arrivée près de lui, elle dit : Je t’attendais. » Alejandra embrase l’esprit, le coeur et le corps de Martín. Elle a pour ancêtres des héros de la révolution et des fous. Il est le fils d’une prostituée et d’un artiste raté. Leur amour sera fulgurant, leur destinée cruelle. À travers eux, c’est toute une vision de l’Argentine et de son histoire qui surgit : sa démesure, ses fantômes et son improbable salut.



Ce troisième roman - présenté d’emblée par Sábato comme son dernier - est la chronique des persécutions endurées par l’écrivain pour avoir osé peindre un monde sans esprit, livré à tous les modes de terreur. Chronique du combat d’un créateur mêlé à l’univers de ses propres personnages, chronique d’un pays où les chambres de torture voisinent avec les salons littéraires, ce livre décrit enfin une civilisation marquée par le triomphe des « ténèbres », triomphe que symbolise cette lettre dans laquelle un anonyme, s’adressant à l’ONU, demande à être radié de la race humaine.

A voir : Le Mal dans l’œuvre de trois grands écrivains sud-américains : Ernesto Sábato, Augusto Roa Bastos et Edmundo Paz Soldán.



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