>>Mort de l’écrivain argentin Ricardo Piglia

7 janvier 2017
Auteur(e) : 
Buenos Aires, 6 janvier 2017


L’écrivain Ricardo Piglia est décédé à l’âge de 75 ans à Buenos Aires, des suites d’une longue maladie, vendredi 6 janvier 2017.

Tour à tour romancier, essayiste, critique, scénariste et enseignant dans plusieurs universités argentines et américaines, il nous laisse une œuvre forte basée sur des textes hybrides, mêlant fiction et réflexion sur l’écriture.


Paris, mai 2008

Nouveau : événement des éditions Zulma à la Maison de l’Amérique latine


Ricardo Piglia est né en 1940 à Adrogué, dans la province de Buenos Aires. Romancier, nouvelliste, essayiste, critique littéraire et scénariste, il a également fondé et dirigé de célèbres collections de romans noirs. Son œuvre est traduite en cinq langues. Son premier recueil de nouvelles, La invasión, est primé par la Maison des Amériques en 1967 mais c’est avec son roman Respiration artificielle (1980) et le recueil de nouvelles Faux nom qu’il devient une figure majeure de la nouvelle littérature argentine. À partir du suivant, Ville absente (1992), Piglia a élaboré un livret d’opéra mis en musique par Gerardo Gandini en 1995. Il a reçu le prix Planeta en 1997 pour son roman Argent brûlé, le prix Bartolomé March de la critique en 2001 et le prix Roger Caillois en 2008. Il a aussi été professeur à l’université de Princeton.



Ricardo Piglia
envoyé par Alexandre de Nunez


À paraître le 3 septembre 2009 aux éditions Zulma

La Ville absente , traduction de l’espagnol (Argentine) par François-Michel Durazzo.




Le dernier lecteur
Tandis que les prédictions concernant la fin de la lecture vont bon train, Ricardo Piglia s’intéresse au contraire à sa prolifération et en traque la présence dans la littérature : lecture-amie, lecture-ennemie, lecteurs en retrait du texte (Hamlet), lecteurs qui s’identifient (Anna Karénine, Madame Bovary), lecteurs qui lisent mal, qui perdent le sens (ceux de Joyce) ou le retrouvent (Borges). La lecture est une scène humaine comme une autre, elle ne se contente pas de refléter le monde. Il lui arrive aussi de le complexifier. A l’extrémité de la chaîne, la fiction devient la seule réalité et ne se réfère plus qu’à elle-même (Borges). La lecture, scène de négociation perpétuelle entre l’imaginaire et le réel, devient alors l’ultime refuge de la subjectivité : « Ma propre vie de lecteur y est présente et c’est pourquoi ce livre est, peut-être, le plus personnel et le plus intime de tous ceux que j’ai écrits. »
Traduit de l’espagnol (Argentine)
par André Gabastou



Le site Internet de Christian Bourgois éditeur



Chercher la vérité de l’histoire, réfléchir sur les énigmes de la généalogie familiale et sur sa propre vie, est-ce de l’ordre de l’enquête policière, de la réflexion philosophique ou de la fiction ? Respiration artificielle conjugue ces différents modes et interroge - à travers lettres, récits, dialogues - la vie et la mort énigmatique d’Enrique Ossorio. Homme de confiance de Rosas en 1837, Enrique Ossorio fut-il un traître, un espion ou un patriote ? Dans l’Argentine de 1979, Marcelo Maggi se penche sur les papiers privés d’Ossorio et cherche à percer le sens secret de sa vie. Mais il y a également une énigme - historique - dans la vie de Marcelo Maggi. Les lettres écrites, reçues, retrouvées, échangées, déchiffrées, tissent dans le roman l’insistante figure de l’exil. En Argentine, à Concordia, province d’Entre Rios, dans ce lieu réel et improbable, des intellectuels venus d’ailleurs parlent de la rencontre inédite de Kafka et d’Hitler, de Joyce, de Roberto Arlt et de Jorge Luis Borges...

Traduction de l’espagnol (Argentine) par Isabelle et Antoine Berman.


Plata quemada (2000) de Marcelo Piñeyro, inspiré du roman de Ricardo Piglia.

La bande de Los Mellizos est composée du duo El Nene et Ángel — qui ne sont pas deux frères mais deux amants, délinquants professionnels. Fontana leur propose de voler une banque pour 7 millions et Los Mellizos acceptent pour faire face à la crise que traverse leur organisation.


Traduction de l’espagnol (Argentine) par François-Michel Durazzo.


Une rencontre à Saint-Nazaire .
Un écrivain argentin est invité à séjourner dans la Maison des écrivains étrangers et des traducteurs de Saint-Nazaire. Il y rencontre celui qui l’a précédé, Stephen Stevensen.
Traduit de l’espagnol par (Argentine) Alain Kéruzoré.



Le site Internet du meet.


Article tiré du site : http://www.ameriquelatine.msh-paris.fr
Rubrique:  Brèves