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>>Qu’est-ce qu’un Cronopio ?

Paris, juillet 2009



Julio Cortázar (Bruxelles, 1914 — Paris, 1983). « Comme Argentin, on ne fait pas mieux : de sang espagnol mêlé de sang français et allemand, Julio Cortázar - géant de deux mètres, à la voix de basse, à la barbe de style Castro masquant un visage de jeune homme - est né à Bruxelles, un soir d’août 1914, sous un bombardement allemand. Arrivé enfant dans la patrie de ses parents, l’Argentine, il y demeura plus de trente ans, avant de s’établir à Paris en 1951. Poète, auteur d’un recueil de sonnets publié sous un pseudonyme, professeur à l’université de Buenos Aires, traducteur - admirable - de l’œuvre en prose de Poe, c’est peu de temps avant de retraverser l’océan qu’il commence une carrière d’écrivain qui ne devait plus s’interrompre depuis. Deux voies parallèles dans son inspiration : celle de la nouvelle fantastique, genre où il est passé maître. Et celle du roman, où il a accomplit ce rêve après lequel courent tant d’écrivains : écrire un autre Ulysse. Car Julio Cortázar y est bel et bien parvenu, pour son compte, dans Marelle (1966), roman total, voyage initiatique, descente aux enfers où d’ailleurs, il prend plus volontiers Lautréamont que Joyce pour guide. »
Hector Bianciotti



Preámbulo a las instrucciones para dar cuerda al reloj



Ce volume contient, dans l’ordre chronologique de publication :

Tous les recueils de nouvelles et de contes, publiés du vivant de Cortázar, dans leur version intégrale : Bestiaire, Les Armes secrètes, Fin d’un jeu, Cronopes et Fameux, Tous les feux le feu, Octaèdre, Façons de perdre, Un certain Lucas, Nous l’aimons tant, Glenda, Heures indues.

Des textes associés à des oeuvres graphiques : Les Discours du pincegueule, On déplore la, Prose de l’observatoire, Silvalande, Un gotá pour Lautrec.

Un choix de récits dans : Le Tour du jour en quatre-vingts mondes, Dernier Round, Territoires, Les Autonautes de la cosmoroute.

Onze textes inédits en français.

« Ces récits minutieux, obsédants, d’une tension qui peut virer à la tragédie, font germer le mystérieux, l’irrationnel, le terrible de la description du quotidien la plus corporelle. »
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